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Du coeur SVP

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A l’heure de voter sur la révision du statut des migrants, on ne peut pas s’empêcher de penser que, nous Suisses, sommes des privilégiés. Certes, nos ancêtres ont quelquefois dû se rendre à l’étranger face à l’absence de perspectives. On se souvient en particulier des Fribourgeois qui sont partis au Brésil pour se procurer un avenir. Mais pour le reste, notre peuple a eu la chance de trouver de l’emploi chez lui.

Nous n’avons pas toujours été tendres avec ceux qui sont venus nous donner un coup de main déterminant. Au milieu du siècle passé, les Italiens ont fait l’objet de bien des quolibets alors que leur apport a permis la construction de nos autoroutes, de nos infrastructures et de l’agriculture. Puis sont arrivés tour à tour les Espagnols, les Portugais et les citoyens de l’ex-Yougoslavie, en Romandie du moins. Toujours avec le même accueil glacial.

Nous sommes-nous posé la question de la situation de ces gens ? Pas fréquemment. Et pensez-vous qu’il est aisé de quitter son village, son pays, sa famille pour aller gagner sa vie là où il y a du boulot car il n’y avait pas d’autres solutions pour vivre ? En plus en sachant souvent que l’on n’est pas accueilli à bras ouverts et que l’on ne connaît pas la langue de son nouvel environnement. Pourtant, ils sont restés pour permettre à la Suisse de se développer et de provoquer l’envie, ailleurs dans le monde.

Forcément, notre niveau de vie suscite l’intérêt dans le Tiers Monde. Raison pour laquelle des jeunes Africains ou des Européens de l’Est veulent tenter leur chance ici. D’accord, nous ne pouvons pas accueillir tout le monde et devrions pouvoir renvoyer ceux qui ne sont pas toujours des réfugiés politiques. Il faut cependant que la Suisse demeure une terre d’asile pour ceux qui sont vraiment menacés chez eux. Alors, ayons un peu de cœur et écartons l’égoïsme qui envahit parfois un pays privilégié comme le nôtre.