Drôle d’été

A l’heure où nous nous sommes quittés pour trois semaines de vacances, nous attendions avec effervescence l’été. A ce jour, on l’espère toujours. S’il y a eu des beaux jours, les matinées et les soirées sont restées fraîches. Au point que ceux qui n’ont pas eu la chance de partir à l’étranger, se sentent lésés comme ceux qui attendaient le soleil durant les week end pour se rendre à la piscine ou organiser une broche à l’extérieur. Des fins de semaines qui ont été à chaque fois perturbées. Une frustration terrible lorsque la belle saison n’est pas vraiment au rendez-vous car elle est déjà si courte sous nos latitudes.

Durant cette période, les Jeux Olympiques se sont déroulés à Londres. Avec des joies et des peines pour les athlètes. La fête a été belle et j’ai aimé certains exploits de sportifs admirables. Mais je continue à détester le nationalisme qu’engendre ce genre de compétition. Le décompte des médailles par nations ne sert plus à justifier un régime politique. Alors peu importe qui a glané le plus de breloques, l’essentiel reste l’esprit qui a régné entre les sportifs des différents pays, peu importe d’où ils viennent, à des lieues des antagonismes politiques.

Durant cette période, l’autre actualité a tourné au ralenti. A l’exception de ce qui se passe en Syrie puisque l’on est incapable d’arrêter ce massacre. Mais qui sait où est la clef de l’énigme? La politique demeure un monde insaisissable dans lequel les dirigeants aiment à se défier au détriment des malheureux qui fuient sous les bombes ou lorsqu’ils ne meurent pas bêtement au coin d’une rue. Par bonheur, les Jeux nous ont rappelés qu’il est aisément possible de cohabiter dans la paix et la joie.