Drôle de ménage

Selon une étude norvégienne, plus les tâches ménagères sont réparties équitablement dans un couple, plus les risques de divorces sont élevés. La proportion de ruptures serait cinquante pour cent plus grande que chez les couples où le ménage est accompli par une femme. Tiens, tiens! Certes, je vous vois venir, mesdames, en train de me traiter de macho, d’attardé mental, etc.. Tant pis, je poursuis.

Je pensais bien que ce rôle de ménagère n’était pas pour nous. Le tablier ne nous va pas. On méconnaît les produits de nettoyage, au risque de provoquer des accidents ménagers. Repasser comme vous le faites, nous n’y parviendrons jamais. Vos beaux plis font notre admiration. Sans parler de vos reproches lorsque les choses ne sont pas faites comme vous le désirez.

Avant que vous ne me lynchiez, il faut que je vous prévienne. Faites attention à votre mari s’il commence à vouloir faire la cuisine, la vaisselle, la lessive ou à passer l’aspirateur, il vous trompe peut-être! Son zèle soudain est suspicieux. Trêve de plaisanteries! Mais sachez qu’un des chercheurs de cette étude a tenté de justifier ce résultat  en disant: «peut-être est-ce parfois vécu comme positif d’avoir des rôles bien répartis avec beaucoup de prévisibilité où l’on n’empiète pas sur les platebandes de l’autre».

Ah ça, ce n’est pas moi qui le dis. Adressez-vous à ce brave homme qui a tout intérêt à ne pas divulguer son nom, ni son adresse s’il veut éviter de recevoir la vaisselle familiale sur la tête!