Descente aux enfers

ski

Certains espéraient un redressement de l’équipe masculine de Suisse lors des épreuves de Wengen. Il n’y a pas eu de miracle malgré le premier podium de la saison pour les hommes (3e rang de Carlo Janka lors du super-combiné).

Oui, nos garçons sont perdus dans un sport où ils appartiennent normalement à l’élite. Le premier de nos skieurs n’occupe que le 34e rang du classement général de la Coupe du Monde. Par nations, nous ne sommes que 8èmes sur 10 formations. C’est indigne d’un pays comme le nôtre pour qui le ski est un sport important à plus d’un titre.

La retraite de Didier Cuche, la blessure de Beat Feuz et la méforme persistante d’Iceman (Janka) ont  déstabilisé cette équipe. Surtout que Didier Défago n’est pas la locomotive espérée dans un groupe en panne de leader. En plus, lorsque les dirigeants ont imaginé faire appel à Cuche pour donner quelques conseils, le Valaisan était visiblement contrarié, ce qui laissait présumer que certaines choses ne tournaient pas dans l’équipe car les deux Didier étaient de bons copains auparavant et Défago n’avait aucune raison de douter de cet apport.

Le président de la Fédération, l’ancien skieur Urs Lehmann, n’a pas caché son désarroi devant la presse, étonnée de cette saison catastrophique. Il n’a pas voulu exclure d’entraîneurs car les championnats du monde de Schladming se dérouleront dans 10 jours et sans doute pense-t-il qu’il est trop tard pour changer quoi que ce soit. C’est pourtant là que le bât blesse car nos athlètes ne progressent pas durant cet hiver. Bien la preuve de l’incapacité des coaches à redresser la situation, sauf en slalom où les Suisses sont un peu meilleurs que d’habitude sans atteindre les sommets dans une discipline qui n’est pas notre tasse de thé.

Les résultats de nos garçons lors de ces Mondiaux ont toutes les chances de confirmer ce constat. Le staff technique doit être changé en premier lieu avant de s’attaquer à d’autres réformes en faisant davantage confiance à la jeunesse.