Débordés

Les dirigeants du monde occidental sont visiblement dépassés par les événements. Ils tergiversent à l’heure de prendre des décisions. Ils ne sont souvent pas d’accord sur les mesures à prendre. Ils demeurent muets face à la crise, car ils n’ont pas de plan pour pallier la crise. Leurs doutes profitent aux spéculateurs qui ne manquent pas l’occasion de peser sur les bourses. A un tel point que l’on ne sait plus qui dirige le monde.

En plus, la population descend dans la rue. Elle n’est plus d’accord de payer les pots cassés de politiques débridées. On ne peut pas augmenter les budgets sans trouver d’autres ressources. Les Etats n’ont guère d’autres revenus que les impôts ou les taxes pour faire face. Mais, à force de vouloir préserver l’électeur fortuné, les déficits s’accumulent. On découvre aussi que les fraudeurs de tout poil mettent à mal les finances publiques. Dès lors, il ne reste plus aux gouvernements qu’à couper dans leurs budgets sociaux ce qui provoque la colère du peuple.

Le monde est à un tournant et les Etats sont pris de court, car ils n’ont pas imaginé la parade. Mais pourra-t-on encore longtemps préserver la chèvre et le chou ? Les élus doivent oublier l’intérêt de leurs électeurs pour faire preuve du courage nécessaire pour imaginer des solutions convenables et adaptées à cette situation nouvelle, totalement déstabilisante.