De Baulmes à Sion

Il a annoncé lui-même la nouvelle avec une certaine fierté. Fabien Salvi quitte le FC Baulmes. Il abandonne le gouvernail d’un bateau qui tanguait depuis longtemps. Tout le monde se demandait après tout comment ce club tenait encore l’eau.

Aujourd’hui, tout porte à croire qu’il va chavirer. Car qui aura le courage ou la folie, c’est selon, de reprendre les rênes d’un club qui doit encore de l’argent à beaucoup de monde, avant de se préoccuper de ses problèmes sportifs puisque les Baulmérans sont derniers du classement de 1ère ligue. Personne sans doute, car l’investissement est pour le moins risqué.

Ainsi,  l’aventure du FC Baulmes va se terminer comme il y en a eu d’autres dans le football suisse. La faute à un mégalomane qui a voulu faire d’une société sportive d’une localité de mille habitants l’égal d’un grand club de ville. La société finalement n’avait plus rien de baulmérane.

Plus de stade au village, plus de joueurs de la région, plus de dirigeant local et bientôt plus de spectateurs. Baulmes ne faisait même plus rire. Il faudra repartir de zéro et c’est tant mieux pour les enfants du village qui feront grandir leur FC Baulmes.

Salvi abandonne tout, laissant le soin à ses successeurs d’envisager des solutions qu’il ne trouvait plus. Pour autant que l’on puisse en trouver. Il s’en va renforcer le staff du FC Sion de Christian Constantin qui l’intégrera dans son nouvel organigramme.

Tiens, c’est une drôle de surprise et l’on suivra avec attention son parcours en Valais où le sol n’est pas plus stable, footballistiquement parlant s’entend.