Chemins pas de fer

Les accidents ferroviaires tragiques qui se sont déroulés ces dernières semaines au Canada et en France appellent à la réflexion. A Lac Megantic, un convoi de wagons transportant du pétrole brut s’est mis seul en mouvement, provoquant la démolition du centre d’une petite ville et la mort d’une cinquantaine de personnes.

A Brétigny-sur-Orge, on déplore six tués et autant de blessés graves lors du déraillement du Paris-Limoges. A chaque fois, ce sont des failles techniques qui sont à l’origine de ces drames.

En Suisse, les incidents se multiplient sur le réseau des CFF. La semaine passée toujours, une grue est tombée sur une voie sans faire de blessés, dans la région de Zürich et la gare de Cornavin a été immobilisée pendant quelques heures, dimanche. Il n’est plus une semaine sans que le trafic soit perturbé par des pannes techniques. Cela est arrivé souvent sur la liaison entre Genève – Lausanne et Berne. En dehors du fait que cela perturbe joliment des employés qui utilisent ce moyen de transport pour se rendre sur leur lieu de travail, cette accumulation de «pépins» finit par inquiéter.

Même si la Régie Fédérale minimise les faits. Avec cette assurance qui m’irrite parfois tant on est sûr que chez nous tout va bien et qu’on gère. Dans la mesure où tout le monde préconise la mobilité douce, on est en droit de se poser quelques questions. Est-ce que notre réseau ferroviaire est toujours aussi fiable? A force de vouloir augmenter la cadence des trains, n’y-a-t-il pas une usure que l’on ne mesure pas toujours ?

Avouez tout de même qu’un message clair et honnête servirait à nous rassurer sur l’usage du train qui est normalement un moyen si sûr de nous transporter.