Charlatan

pices

Des répercussions qui mettent les communes dans l’embarras. Or, qu’apprend-t-on? Vaud serait sur le point de boucler l’exercice 2012 sur un gain proche du demi-milliard. Vous avez bien lu, 500 millions de francs de bénéfice. Selon notre trésorier en chef, Pascal Broulis, cela s’explique d’abord par des rentrées fiscales bien plus importantes que prévues (370 mio.).
Auxquelles il faut ajouter quelques bonus du genre, indexation des salaires nulle (42 mio.) ou dividende de la Banque Nationale (61 mio.) qui a dégagé de substantiels bénéfices malgré sa lutte pour le maintien de la parité entre notre franc et l’euro, en particulier. Cet exercice va probablement permettre de ramener la dette de notre canton à un petit milliard alors qu’elle était de 8 milliards dans les années 80 lorsque l’économie était en pleine santé.

Sur le plan arithmétique, on peut se réjouir de ces chiffres. Il n’est pas sûr que les autorités politiques des communes de ce canton auront le même sourire. Elles sont compressées et doivent faire des sacrifices pour faire face à des budgets qui sont très majoritairement déficitaires pour 2013. Car ce sont elles qui contribuent grandement à cet équilibre, étant de plus en plus sollicitées ou de moins en moins subventionnées. Sans oublier les contribuables que vous êtes puisque, contrairement à des cantons alémaniques, nos impôts n’ont pas été baissés. Donc, le beau bénéfice cantonal ne sera pas apprécié comme espéré, avec le sentiment que le Canton nous prend pour les dindons de la farce.