Bientôt notre tour?

Les télévisions françaises, entre autres, nous donnent un aperçu de la misère qui s’installe tranquillement dans leur pays. Au point de voir l’autre jour un marché très fréquenté dans lequel des quidams vendaient des produits récupérés de grandes surfaces qui les avaient jetés car la date de consommation était dépassée.

De quoi vous faire peur en espérant que cela ne nous arrive pas! Pourrons-nous échapper à cette dégradation du pouvoir d’achat?  Éluder la question serait une erreur et certains indices ne manquent pas d’inquiéter. Certes, nous n’avons pas encore atteint cette limite. Cependant, à entendre certains agriculteurs, on comprend que le marché du lait, payé 50 centimes le litre au producteur, ne vaut plus la peine.

Si bien que certains d’entre eux vont mettre la clef sous le paillasson car le jeu n’en vaut plus la chandelle.

Dans un autre domaine, un entrepreneur local ne sait pas si son fils reprendra l’entreprise qu’il a créée, il y a une trentaine d’années. L’introduction des marchés publics empêche ces entreprises d’obtenir des travaux intéressants. Ils doivent se contenter de bricoles alors que des firmes d’autres cantons n’hésitent pas à casser les prix pour enlever la mise.

En outre, les communes choisissent souvent de confier leurs chantiers à des sociétés qui proposent le «clef en main». Pour des conditions économiques souvent, mais cette manière de procéder met à mal l’économie régionale.

Ces deux exemples ne manquent pas de nous interroger sur l’avenir. Ces premiers signes d’abandons signifient perte de ressources et d’emplois. Certes, ce ne sont que quelques exemples et il n’y a pas lieu de s’affoler même si cela nous incite à réfléchir afin que nos conditions de vie demeurent convenables.