Au pilori

Le cyclisme vit un véritable séisme. Les révélations sur le dopage organisé par Lance Armstrong et ses proches ont déclenché une cascade de mauvaises nouvelles. La plus significative est sans doute le renoncement de la formation Rabobank. Les dirigeants de la banque hollandaise se retirent de la compétition après un sponsoring de 17 ans car ils ne croient plus aux vertus de ce sport.

Dans le mouvement, l’Australien Stephen Hodge, vice-président de la fédération australienne et bien connu du public suisse pour avoir séjourné de longues années dans le Vully, a démissionné de ses fonctions après avoir avoué s’être dopé durant sa carrière. Il est entendu que les noms des docteurs Ferrari et Fuentes reviennent sur le tapis, eux qui ont été mêlés à de nombreuses affaires et qui ont pu continuer leurs activités en l’absence de véritables sanctions ou de surveillances pourtant nécessaires.

Dans ce torrent de mauvaises nouvelles, on apprend que l’Italien Scarponi, vainqueur du Giro 2011 à la suite de la suspension de l’Espagnol Contador, était lui aussi en contact avec le médecin transalpin, qui agissait depuis son cabinet dans les Grisons. D’autres cas apparaîtront dans la foulée, surtout qu’en Espagne, la fédération nationale n’a pas encore jugé l’affaire Puerto, qui englobe d’autres sportifs que des cyclistes.

L’Union Cycliste Internationale a finalement suivi le rapport de l’USADA, l’agence américaine contre le dopage, en bannissant Armstrong des tablettes du Tour de France. Une UCI qui a donné trop souvent le sentiment d’être complice d’un cyclisme qui s’égarait. Même si la génération actuelle des professionnels clame qu’il s’agit d’une histoire du passé, rien ne prouve que tout est réglé. Pour preuve les déclarations récentes de l’ancien professionnel Laurent Jalabert, responsable de l’équipe de France et commentateur du vélo sur France 2, qui a dit toute son admiration à l’égard des performances de l’Américain.

Entend-il  par là que cyclisme et dopage vont de pair ?