Vuiteboeuf : le futur SISPO fait déjà grogner

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C'est en présence de trois invités, tous trois nouveaux citoyens ayant atteint l’âge de 18 ans en 2012, que le Conseil général de Vuiteboeuf a tenu sa dernière séance 2012 la semaine passée sous la présidence de Fabrice Boucher. Avec au menu un plat de résistance: le budget 2013, que la Municipalité a construit comme presque équilibré, comportant un excédent de charges de Fr. 12 000.– sur un total de charges et produits de l’ordre de Fr. 1.55 million.

«Un exercice d’équilibriste», expliquera le syndic Georges Karlen, qui a noté que «si les recettes fiscales ont été budgétées avec prudence, les dépenses imposées par le canton augmentent non seulement de façon exponentielle, mais jouent un rôle déterminant dans la capacité financière amoindrie des communes.» La commission de gestion a recommandé l’adoption du budget sans modification, ce que le Conseil a fait à la quasi-unanimité.

Une commission pour les déchets

On se souvient que le préavis municipal proposant d’introduire la taxe au sac avait été retourné à l’expéditeur de façon plutôt sonore lors de la dernière séance. La Municipalité a proposé au bureau du Conseil la nomination d’une commission chargée d’étudier, en collaboration avec l’exécutif, la mise en place d’une nouvelle solution à proposer au délibérant. Une commission de cinq membres a été élue.

Un SISPO régional qui va coûter cher

À relever de probables grognements dans les petites communes au sujet du futur SISPO, lorsque Pernette Affolter, municipale, a exposé sommairement le fonctionnement régional des pompiers à partir de 2014. Un fonctionnement à la sauce ECA «et sur lequel on ne peut rien dire», mais qui devrait coûter à Vuiteboeuf Fr. 24.60 par habitant et par année, alors que la taxe non-pompier disparaîtra. Des voix se sont élevées pour qu’un rattachement à Yverdon-les-Bains, plus logique opérationnellement, soit au moins étudié au niveau des coûts.

Photo Olivier Gfeller