L’hélicoptère va se poser

Vallorbe: un blessé grave en forêt, pour un exercice

Les métiers de la forêt et singulièrement celui de bûcheron sont des métiers à risque. C’est pour tenir compte de cette réalité que des exercices de sécurité grandeur nature sont régulièrement mis en place, «au moins une fois par année» expliquait le garde-forestier Dominique Favre mercredi passé, dans une portion des forêts vallorbières où un tel exercice se déroulait précisément, en présence notamment du municipal des forêts Christophe Schwerzmann et de l’inspecteur des forêts de l’arrondissement Pascal Croisier. A relever que ce type de journées consacrées à la sécurité constituent un investissement important pour les employeurs, lesquels y consentent volontiers par respect pur et simple des hommes de la forêt.

Scénario classique

L’exercice auquel l’Omnibus a pu assister est assez classique. Un forestier perd l’équilibre, tombe et un arbre que d’autres de ses collègues sont en train d’abattre le percute. Gravement blessé, ses camarades doivent prendre les mesures adéquates pour lui porter secours au plus vite. L’exercice de mercredi passé a montré plusieurs aspects concrets de ce genre de situations, en particulier ceux de la difficulté à se mouvoir en forêt et celui des délais, toujours beaucoup plus long qu’on l’imaginait. La forêt n’est pas hostile, elle ne ressemble simplement pas à une route goudronnée. Dans le bruit ambiant des tronçonneuses, il est déjà particulièrement difficile d’entendre les appels à l’aide. Une fois ceux-ci perçus, rejoindre l’endroit où se trouve le blessé prend du temps. Dès que l’alarme est donnée, le temps lui aussi ne paraît pas seulement long : il l’est, en réalité.

Cascade d’intervenants

Dans le cadre de l’exercice vallorbier, tant les premiers répondants que les ambulanciers et la REGA ont été alertés. L’hélicoptère basé à Lausanne est arrivé rapidement. Mais son pilote a jugé qu’un hélitreuillage sécurisé n’était pas possible depuis le fameux point H, celui où se trouve le blessé. C’est donc dans une clairière en contrebas de ce point que l’aéronef s’est posé. Avec à son bord, outre le pilote, un médecin et un infirmier. Ces derniers se sont rendus vers le blessé pour lui prodiguer les premiers secours et examiner son état général. Dans le même temps approximativement, les premiers répondants sont intervenus, de même que l’ambulance. Dans le scénario de l’exercice, le blessé devait être ramené en hélicoptère au CHUV compte tenu de la nature de ses blessures.

Cet exercice, qui a duré une bonne partie de l’après-midi, débriefing compris, a été précédé par une matinée de théorie et de partage d’expériences vécues, qui ont été des moments forts, si l’on en croit les témoignages.


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