La zone de la patinoire au printemps.

Vallorbe: toit sous toit

C’est presque au complet et sous les yeux d’un public venu en nombre pour l’occasion que le Conseil communal de Vallorbe s’est réuni lundi sous la présidence de Christine Leuenberger. Il faut dire que le menu était plutôt corsé, puisqu’il s’agissait pour le délibérant vallorbier de se prononcer, entre autres, sur deux préavis relatifs, le premier, à la création d’une SA à but non lucratif «Sports et Loisirs SA» au capital de 1 million de francs destiné à reprendre les actifs et passifs de l’actuelle patinoire et de l’actuelle piscine, pour devenir le pôle communal dans ces domaines.

Et le second à l’octroi d’un crédit de 3,98 millions de francs pour financer la couverture de la patinoire et sa rénovation-transformation. Aucun de ces deux objets n’a suscité la moindre discussion, tout ayant visiblement été réglé en séances préliminaires de groupes et la création de la nouvelle SA de même que son financement ont été adoptés à une très large majorité. Très satisfait du résultat, le syndic Stéphane Costantini a donné rendez-vous aux membres du Conseil pour l’inauguration du nouveau «Frézillon» avec son toit muni de panneaux solaires à l’automne 2018.

Les oreilles de Berne ont dû siffler

Le Conseil a encore adopté un crédit de Fr. 179 000.– destiné à la réfection de l’estacade de l’Orbe longeant la Maison de commune, dont le sol est devenu dangereux, puis a entendu un rapport intermédiaire de la commission de gestion sur la marche du Bureau technique, jugée en tous points satisfaisante. La fin de la séance a vu le conseiller Yann Jaillet développer une résolution – votée à une large majorité – enjoignant à la Municipalité de forcer l’OFROU à sortir pour une fois d’une attitude peu communicante typiquement confédérale et à poser un panneau sur le portique sur la semi-autoroute A9b à la sortie d’Orbe pour signaler aux usagers les bouchons qui se forment et leur suggérer de prendre la route cantonale aux Clées pour éviter de perdre des heures.

De son côté, le syndic Stéphane Costantini a expliqué les derniers développements concernant le CEP, que l’Omnibus a déjà présentés, et qui permettent de penser que le CEP rebaptisé «Centre fédéral pour réfugiés» ne deviendra pas un centre de départ pour réfugiés, ce contre quoi l’exécutif vallorbier se bat invariablement depuis des années. Un sujet sur lequel Yann Jaillet a également fustigé l’attitude des autorités fédérales, mutiques et non coopérantes à ses yeux, en ce domaine comme en d’autres.