Les 3 roues du haut, avec tout à gauche en bois clair la nouvelle roue Naiadi.

Vallorbe: la roue «Naiadi» tourne aux Grandes Forges

Le projet date de plusieurs années. Et comme le disait le conseiller d’État Philippe Leuba dans son allocution, «c’est sans doute la première et dernière fois que j’inaugure, durant mon mandat, des roues d’une technologie datant du millénaire dernier. Et c’est un projet qui en plus prend à juste titre l’eau dès le départ, ce qui est plutôt rare».

Le Conseil de Fondation des Grandes Forges avait en effet invité vendredi passé une petite centaine de personnes pour l’inauguration des dernières-nées des roues à aubes reconstruites du complexe industriel et muséal.

«On devrait plutôt parler de roues à pales d’ailleurs» ajoutait leur constructeur le menuisier Jean-Luc Werly, qui précisait que le terme «aubes» est en principe réservé aux roues qui reçoivent leur eau motrice depuis le dessus et non pas d’une rivière ou d’un canal situé en contrebas». Entièrement construites en pin traité contre le pourrissement, les dernières-nées des nouvelles roues, qui complètent à nouveau le dispositif dans son aspect historique qui en comptait déjà six, portent, pour la plus grande, le joli nom de «Naiadi».

Elle a pu être construite à l’identique et installée en bonne partie grâce à une subvention du canton et aussi au travers d’une contribution substantielle des UMV (Usines Métallurgiques de Vallorbe), dont les dirigeants étaient présents lors de la manifestation. Au nom du Conseil de Fondation, Jean Combe a rappelé quelques éléments historiques relatifs au site qui existe depuis 519 ans, et au sein duquel, dès 1495, «une roue faisait fonctionner un marteau pour étendre le fer forgé, actionnait une soufflerie et faisait tourner une meule… à grains et autres fruits et céréales de la région».

Le syndic Stéphane Costantini s’est quant à lui attaché à rappeler que «les ancêtres des forgerons actuels avaient sué et payé de leur personne dans ces installations» alors que la présidente du conseil d’administration des UMV Juliane Hilpertshauser s’est déclarée «ravie d’avoir pu contribuer à cette reconstruction» symbolisée par une plaque commémorative qu’elle a dévoilée.


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