Monsieur le Conseiller fédéral Didier Burkhalter et son épouse accueillis par le syndic de Vallorbe Stéphane Costantini et la présidente du Conseil communal Christine Leuenberger.

Vallorbe: Didier Burkhalter accueilli avec enthousiasme

Pour la première fois depuis très longtemps, un membre du Conseil fédéral avait répondu positivement à l’invitation que lui a faite la commune de Vallorbe par l’intermédiaire de la présidente du Conseil communal, Christine Leuenberger. Cette visite annoncée a provoqué l’afflux de villageois le plus important à une telle manifestation depuis des décennies, puisque ce ne sont pas moins de 500 personnes qui ont rejoint la Halle de Fêtes pour assister à la partie officielle. À relever que le Conseiller fédéral Didier Burkhalter, accompagné de son épouse, a visiblement goûté à l’accueil chaleureux que lui a réservé la population, puisqu’il a changé ses plans initiaux pour finalement accepter de participer aussi au repas qui a suivi son intervention. C’est sur cette dernière que l’Omnibus a souhaité s’arrêter un peu à travers quelques extraits du discours de Didier Burkhalter.

Eau et feu

Axant son allocution sur l’eau et le feu et sur leur interactivité, deux éléments de la nature qui sont particulièrement présents dans la cité du fer, le ministre des Affaires étrangères a rappelé entre autres que «notre monde s’est donné l’an dernier un agenda pour le développement durable d’ici 2030 et des objectifs pour le climat: à peine une génération pour apaiser les maux de la planète et le préparer un avenir durable, pour marier l’eau et le feu…». Selon lui, «le Conseil fédéral est convaincu qu’il est possible d’agir dans ce cadre «à la Suisse» pour le mieux. Il est aujourd’hui possible d’éradiquer l’extrême pauvreté. Notre principal partenaire, qui représente plus de la moitié de nos exportations, c’est l’Union européenne. Nos pays voisins, en particulier les régions frontalières, constituent une grande partie de ce marché et donc de ces emplois pour nos familles. C’est pourquoi nous devons nous engager avec détermination pour, à la fois, maîtriser davantage la migration, selon le mandat populaire du 9 février 2014, et préserver et développer la voie bilatérale. Ces derniers mois, le dossier a été freiné par le référendum britannique. Ce pays — la Grande-Bretagne — avec lequel la Suisse entend bien sûr maintenir et développer ses relations, doit désormais entamer des négociations avec l’UE. De son côté, le Conseil fédéral est convaincu que la Suisse a une carte à jouer pour progresser vers des solutions pragmatiques durant l’été et régler les grandes lignes de sa relation avec l’UE d’ici la fin de cette année. En matière de libre circulation, nous visons une solution concertée avec l’UE, où l’on gagne des deux côtés, pour les peuples et pour la sécurité du droit à court terme. C’est aussi une sorte de mariage entre l’eau et le feu.

En parallèle, le Conseil fédéral vise à consolider l’avenir de la voie bilatérale. Seul un accord qui précise les règles institutionnelles de cette voie bilatérale peut assurer la sécurité du droit à long terme et la perspective de pouvoir conclure de nouveaux accès au marché pour les acteurs suisses. En d’autres termes: seul un tel accord peut permettre aux prochaines générations, à nos enfants et à leurs enfants de bénéficier réellement de la voie bilatérale, donc de la prospérité. Nous négocions actuellement un tel accord de sécurité du droit qui préserve pleinement la souveraineté suisse. Encore un mariage d’eau et de feu…»