Vallorbe: bientôt un délégué communal au tourisme?

Lors de la séance de décembre du Conseil communal de la cité du fer, la Municipalité a déposé un préavis à double contenu relatif au tourisme. Elle propose au délibérant la modification et la rénovation des locaux de l’actuel office du tourisme, qui partage son entrée avec le Musée du fer, et surtout la création d’un nouveau poste de «délégué communal au tourisme» au sein de l’administration communale. La modernisation et l‘agrandissement des locaux de l’office du tourisme ne soulèvent que peu de questions chez les habitués des lieux. Avec en prime les synergies qui peuvent naître de la présence adjacente du tea-room La Charbonnette, ainsi que la partie vente de produits du terroir. La création du poste de délégué communal au tourisme peut en revanche surprendre, quand on sait que la Municipalité souhaite garder le contrôle sur celle ou celui qui sera choisi pour exercer cette fonction, le tout dans une organisation de promotion du tourisme régionalisée et pilotée depuis Yverdon-les-Bains.

Une nécessité

Pour bien comprendre ce qui a poussé la Municipalité à concevoir cette proposition, il faut revenir sur la multiplicité et la diversité des sites touristiques vallorbiers. Si certains de ceux-ci sont conduits par des professionnels, le Musée du fer et du chemin de fer, notamment, ne dépend que de la bonne volonté de bénévoles, depuis la disparition du poste à temps partiel de conservateur. Or, comme le relève l’exécutif dans son préavis, «le temps et la complexité des tâches font que l’épuisement est là». Il y a plusieurs années en effet que la Fondation des Grandes Forges a tiré la sonnette d’alarme, mais en 2012, elle a remis un dossier à la Municipalité lui demandant de financer deux postes représentant 1.4 équivalent plein-temps, pour pouvoir mener à bien la conservation des collections, des documents, la mise en valeur du site et les diverses fonctions liées en permanence à la gestion et au rayonnement de ce musée.

Un profil particulier

L’exécutif vallorbier a entendu l’appel de la Fondation des Grandes Forges. Il a aussi écouté l’avis des responsables des autres sites touristiques vallorbiers. Il a considéré que si le recours aux bénévoles était toujours précieux, il fallait quelqu’un susceptible de superviser, de faire la liaison, de donner des idées, de les mettre en musique, etc. C’est donc dans ce sens-là qu’il convient de comprendre la création demandée du poste en question. Un poste qui sera hiérarchiquement subordonné à l’exécutif, mais dont le ou la titulaire devra aussi travailler en étroite collaboration avec l’organisation touristique régionale. Un défi pas forcément simple à réaliser pour un profil professionnel aux facettes multiples et qu’il s’agira de trouver, si le délibérant vallorbier accepte cette proposition municipale. Réponse en principe au mois de février.

Photo Olivier Gfeller