Willy Helfer, mémoire vivante du fort.

Le fort de Pré-Giroud en perte

Willy Helfer, mémoire vivante du fort.

Willy Helfer, mémoire vivante du fort.

Dans son rapport annuel pour l’exercice 2011, le président de la Fondation du Fort de Vallorbe de Pré-Giroud relève une nouvelle fois la difficulté pour le comité d’équilibrer les comptes.

Une infrastructure de cette importance crée des frais d’entretien souvent imprévus. Les installations techniques anciennes sont certes solides, mais s’il y a un problème, les pièces de rechange sont souvent introuvables, Il faut en retrouver les plans et les refabriquer de A à Z. C’est ainsi qu’une panne à priori mineure de l’ascenseur a coûté Fr. 4’500.– de réparations.

Une alarme permanente à été contractée avec une agence de sécurité, suite à un cambriolage commis avec effraction ayant causé des dégâts importants (portes forcées, vitrines d’exposition brisées etc.). Les charges habituelles ont aussi augmenté. Une perte de Fr. 20’495.– pour l’an 2011 a été enregistrée. La fondation ne recevant aucune subvention, des mesures sont à l’étude pour redresser les finances.

La plus probable est la concentration des horaires d’ouverture au public. Et il faudrait attirer aussi 1000 visiteurs supplémentaires annuellement. Une intense campagne publicitaire a été mise en place par l’Office du Tourisme pour tous les sites vallorbiers. Des échanges de panneaux publicitaires ont été faits avec Swiss Vapeur Parc ainsi qu’avec la station de Villars.  Le traditionnel brunch avec visites guidées aura lieu le 10 juillet cette année. Des spécialités typiquement «combières» seront au menu de cette édition. Cette manifestation attire toujours de nombreux amateurs d’art culinaire régional et d’histoire.

Willy Helfer,historien de terrain

L’assemblée a salué la présence de Willy Helfer, vallorbier, qui a participé à la construction du fort. Puis il a ensuite été responsable des installations techniques de tous les ouvrages militaires construits le long de la frontière vaudoise avec la France. Agé maintenant de 93 ans, toujours bon pied bon oeil, ses conseils, son expérience et ses souvenirs sont précieux pour les «bleus». Une exposition de photos d’époque agrandies au format A4 de la compagnie garde-frontière 214 est ouverte au public à la salle baptisée «splendid».

Photo Jean-Louis Löffel