Phase 1 d’excavation et d’exploitation de la nouvelle gravière Sur Moty à Valeyres-sous-Rances. Cand-Landi creusera et extraira du gravier pendant une dizaine d’années.

Valeyres-sous-Rances: Cand-Landi exploite la nouvelle gravière

A la sortie de Valeyres-sous-Rances, au croisement de la route de Montcherand et de Sergey, le paysage a changé. Une zone d’extraction de gravier a remplacé les champs depuis août 2016. C’est l’entreprise familiale Cand-Landi S.A. qui exploite cette gravière sur des terrains, propriété soit de la gravière de Sergey soit de la commune de Valeyres.

Nombreuses étapes du projet

Ainsi que l’explique Sylvain Homberger, sous-directeur de Cand-Landi S.A., les premières études pour ce site remontent à plus de 15 ans. Le pied du Jura est en effet riche en matériaux alluvionnaires remontant à l’époque glaciaire. Le plan directeur cantonal des carrières faisant foi, des sondages rétro puis électriques ont été effectués pour savoir si le gisement était intéressant.

A relever que la profondeur d’exploitation est déterminée par un minutieux calcul (avec piézomètre) du niveau des eaux souterraines. Le droit d’exploiter existe donc jusqu’à 2 mètres au-dessus de ce niveau pour éviter toute modification de la nappe phréatique. Il faut aussi préciser que l’entreprise exploitante a dû obtenir le feu vert de l’archéologue cantonal en prenant à sa charge les sondages archéologiques. Elle a également déposé des garanties bancaires.

Quelques chiffres

L’exploitation à Valeyres durera environ 10 ans. Elle s’effectuera en 3 phases ce qui permet le remblayage à mesure avec des matériaux propres d’excavation provenant de chantiers dans les alentours dans une idée écologique de rationalisation des trajets. Selon la qualité du gravier, ce seront environ 200 000 m3 qui seront extraits puis transportés à Sergey pour y être lavés et débarrassés de leurs quelque 17% de fines. 90% du solde seront transformés en béton alors que 10% restera gravier.

Réhabilitation des lieux

Cand-Landi SA met un point d’honneur à une remise en état sans faille contrôlée par un pédologue, un biologiste et devant obtenir la reconnaissance finale du canton. «Souvent les terrains agricoles sont de meilleure valeur, car moins secs, après leur réhabilitation» relève Sylvain Homberger. Partant du principe que toute extraction est un emprunt à la nature, l’entreprise s’applique à minimiser les nuisances.