En bas la ville, une épicerie vient d’ouvrir ses portes.

Romainmonastériens comblés

 

Océane, Sylviane, Patrice et Christophe prêts pour l’ouverture.

Océane, Sylviane, Patrice et Christophe prêts pour l’ouverture.

En bas la ville, une épicerie vient d’ouvrir ses portes.

Un baptême avec pour témoin un soleil radieux

Ce vendredi 8 avril, c’était la fête à Romainmôtier. Il y avait à nouveau une épicerie. Et dès 16 h., les chalands et les curieux franchissaient le pas de porte. Ils étaient surpris en bien (on n’est pas vaudois pour rien…)! Située dans l’ancien bâtiment de la BVC, le lieu est clair, la présentation des produits attractive et surtout il y a de l’espace entre les gondoles, la caisse et autres frigos pour déambuler à son aise.

Et puis, les terribles poteaux noirs, il y en a huit dans l’entrée, sont vêtus de décors printaniers et entourés de jute, ce qui les incorpore discrètement au nouveau commerce. La caisse en mobilise quatre. Trois espaces distincts animent l’épicerie: le colonial (conservation de longue durée), les surgelés, les produits frais et les légumes pour l’entrée ; suit la partie avec les articles bio et de boulangerie, pour arriver dans la section boissons avec et sans alcool et l’alimentation qui accompagne un apéro. La simplicité prime. Journaux de presse et périodiques viendront prochainement élargir l’offre de l’épicerie. Ouvert 6 jours sur 7, ils l’agrémenteront d’un service de livraison à domicile.

La commune avait quelques exigences

Sylviane Girardet et Patrice Carlucci accueillent les gens avec sourire et gentillesse. Ils sont un peu stressés, mais heureux, ils ont pu ouvrir l’épicerie un mois après le feu vert de la Municipalité. Deux de leurs enfants, Océane et Christophe les secondaient ce jour-là, très à l’aise.

C’était impératif pour les nouveaux épiciers de se démarquer du simple dépannage afin d’offrir, en plus des articles de première nécessité, une gamme de produits bio, et une cave en partenariat avec les producteurs de la région. Les produits bio et régionaux faisaient partie des exigences de la commune.

Avec les commentaires positifs des clients, ils étaient récompensés des efforts pour donner vie le plus vite possible à ce lieu. Les gens retrouvaient une épicerie de village, avec tout ce que cela comporte de social et d’échanges humains pour jeunes et moins jeunes.

Un parcours de vie qui les ramène aux sources

Tous deux ont grandi dans des familles de commerçants: pour Patrice, c’était une boucherie que ses parents tenaient à Genève et ceux de Sylviane avaient un commerce d’électricité, principalement pour le théâtre et le cinéma à la Vallée de Joux.

Après avoir tenu ensemble un kiosque-épicerie à Nyon durant 10 ans, ils ont fait le choix d’élever leurs trois enfants à la campagne, et sont montés à la Vallée de Joux. Maintenant qu’ils sont ados, les parents souhaitaient ardemment reprendre une épicerie, et l’opportunité s’est présentée pour eux à Romainmôtier. En visitant les lieux totalement libres, ils ont eu le coup de foudre. Ils ont déposé leur candidature avec un dossier solide. Le 5 mars, l’aventure débutait.

Et les Romainmonastériens les ont bien accueillis.

 

Photo Marlène Rézenne