David Ballif et Georges Savary au comptage.

Repeuplement électrique!

David Ballif et Georges Savary au comptage.

David Ballif et Georges Savary au comptage.

Dure journée de labeur pour les membres de la société des pêcheurs en rivière urbigène, dans le dédale piscicole du «Clos-des-Fontaines»

Les membres de la société étaient sollicités samedi dernier pour effectuer une pêche électrique au ruisseau pépinière «Clos-des-Fontaines», résurgence karstique qui se jette dans le cours d’eau de l’Arnon, peu avant La Mothe. Pourquoi cette délocalisation de l’élevage de la société urbigène. En partie, pour le désagrément momentané mais important, du chantier du barrage des Moulinets de VOEnergies.

Le repeuplement des rivières vaudoises paraît nécessaire, particulièrement l’Orbe, rivière qui traverse notre région qui se trouve sans poisson!
Pourquoi, comment, deux questions fondamentales qui demandent réponses. Un état de fait avéré, 15 pêcheurs inscrits au concours d’ouverture de la pêche 2013, se sont retrouvés «mayaules», aucun poisson dans la filoche pour la pesée?

Inimaginable, inquiétant, dramatique, des termes forts hélas au goût du jour. Le pourquoi de cette pêche électrique, celui de permettre de ramener vie dans l’Orbe, une bien belle rivière qui mérite beaucoup d’attention. Une récolte de 1475 truitelles qui ont été comptées avec patience par le jeune David Ballif, pour être mise à l’eau dans l’Orbe, cela, sur le haut du Puisoir en raison d’un fort courant. L’Orbe, rivière qui mérite comme la Venoge de Gilles, d’être chatouillée par les poissons!
Exercice de pêche particulier, qui demande effort physique et un certain matériel. Pompe, oxygène, quatre génératrices de 330V, quantité de bidons et gants caoutchoutés, filoches, dévidoirs et autres anodes sont nécessaires pour que la quinzaine d’amateurs de pêche accompagnés de quatre gardes du service cantonal puissent effectuer ce délicat travail. L’onde de choc électrique produite au bout de l’anode, étourdit le poisson, qui vrille sur le ventre en laissant paraître un scintillement argenté, moment précis pour filocher «le patient».

Espérons que ce bel ouvrage ramènera un peu de vie dans l’onde urbigène.

Photo Alain Michaud