Carte fournie par l’ECA: Organisation possible du futur SDIS de la région d’Orbe.

Regroupement des pompiers

Carte fournie par l’ECA: Organisation possible du futur SDIS de la région d’Orbe.

Carte fournie par l’ECA: Organisation possible du futur SDIS de la région d’Orbe.

A l’instar des regroupements de villages, le canton de Vaud par l’intermédiaire de l’ECA souhaite regrouper les communes pour la défense incendie.

Lors de l’assemblée de l’ASPO (Assemblée des Sapeurs-Pompiers d’Orbe) l’inspecteur régional du Nord vaudois de l’ECA, Willy Haefliger, a expliqué la situation actuelle des regroupements, selon la mise en application de la nouvelle loi sur le Service de Défense Incendie et de Secours (SDIS), entrée en vigueur au 1er janvier 2011.
Rappelons que c’est en 2005, que le projet a été présenté aux autorités du district d’Orbe, mais que le début des «travaux» date de 2000.

Avant

Chaque village devait organiser son service du feu pour protéger les habitants. Puis les villages sont devenus «fantômes» pendant la journée, tous les habitants allant travailler à l’extérieur. Il est apparu essentiel de regrouper les pompiers de ces villages afin d’avoir un effectif minimum pendant la journée et de standardiser le matériel pour pouvoir travailler ensemble.

Pendant

Le Conseil d’Etat a dû définir un standard de sécurité, utilisé pour la mise en place du nouveau paysage de la défense incendie, dont l’obligation principale, pour les détachements de premiers secours (DPS), est de mettre sur pied au moins 10 hommes, dont 6 à 8 porteurs d’appareils respiratoires, dans les 5 à 8 minutes en caserne. Une différenciation des déplacements, entre les zones urbaines et extra urbaines, a permis de définir l’arrêté sur le standard de sécurité entré en vigueur au 1er janvier 2011, qui définit que les délais d’intervention sont compris entre 15 et 18 minutes maximum dans les régions urbaines et 20 à 23 minutes dans les régions extra-urbaines. Cette réorganisation vise à assurer la défense incendie de ce canton avec 33 corps de sapeurs-pompiers. Depuis le 1er janvier 2012 trois SDIS se sont créés, il s’agit du «Morget», «Venoge» et «Gros de Vaud».

Au début de cette année trois autres ont vu le jour dans le secteur Nord Vaudois, celui de la Broye Vully région de Payerne, de la Haute Broye région de Moudon et enfin le SDIS régional du Nord vaudois pour la région d’Yverdon. Le SDIS de Sainte-Croix - Pied de la Côte, déjà opérationnel, doit encore finaliser son organisation juridique.

Après

Un SDIS est formé d’un commandant et d’un état-major unique. Il se compose d’un DPS et d’un DAP (détachement d’Appui). Ces détachements sont composés d’une ou plusieurs unités opérationnelles.

Le DAP (Y ou Z) est composé de sapeurs-pompiers organisés pour renforcer le DPS ou le suppléer dans certains types d’interventions. Les unités opérationnelles de types Y ont des compétences pour des interventions mineures sur leur rayon d’action et son mobilisées en appui lors des interventions du DPS. Les unités opérationnelles de type Z ne sont alarmées que sur demande du chef d’intervention. Pour chacune de ces catégories, le matériel fourni correspond à la formation d’un effectif d’environ 40 sapeurs-pompiers.

Interrogé à ce sujet, le municipal Hugues Schertenleib a confirmé qu’un groupe de travail a œuvré pendant une année. Il a délivré son rapport sur une organisation opérationnelle possible en mai 2011 à Valeyres. Puis le Copil (Comité de pilotage), formé de politiques des différentes communes, de l’ECA et du commandant Cavalli, s’est réuni pour préparer des statuts, un budget et proposer une organisation adaptée à la région. Une prochaine séance réunissant le Copil et le groupe de travail doit permettre de trouver une solution correspondant aux attentes des deux groupes. Une certaine pression accompagne ces travaux car le délai d’application de la loi est fixé au 1er janvier 2014. Aussitôt que l’Etat, par le SeCRI (Service des Communes et des Relations Institutionnelles), aura avalisé un projet de statuts, il faudra encore que les Conseils généraux et communaux l’acceptent. Et enfin nous pourrons voir une organisation régionale prête à confirmer l’efficacité des pompiers, unis sous une même bannière.