A Gauche: Nuria Gorrite avec quelques syndics du Jura-Nord Vaudois.

Région: la petite enfance en question à la réunion des syndics

Vendredi dernier, les syndics du district Jura-Nord vaudois ont tenu leur assemblée de printemps au musée du CIMA à Sainte-Croix.

Ils ont entendu pour commencer Marc Miéville, chef du secteur lacs et cours d’eau, qui leur a expliqué les problèmes relatifs à l’entretien des cours d’eau et à la destruction des plantes nuisibles. Au cours de l’heure consacrée aux échanges, la syndique de Donneloye a soulevé le problème du dépassement du plafond d’investissement relativement à d’importants travaux de construction scolaires. Le syndic de Cuarny a évoqué quant à lui le danger que peut représenter la délégation de tâches publiques à des sociétés privées.

Vaud en retard

Invitée à cette assemblée, la conseillère d’Etat Nuria Gorrite, dont le département est chargé aussi bien des problèmes de mobilité que d’accueil de jour, a choisi ce dernier thème pour son exposé. Elle a présenté la loi votée en 2006, dont le but est d’offrir un choix aux familles, et qui a suscité une demande croissante de leur part. Les objectifs définis en matière de création de places d’accueil ont été dépassés, mais ils sont encore en deçà des espérances, une situation qui découle de l’évolution de la société comme des exigences de l’économie. Elle a insisté sur l’originalité du système vaudois caractérisé par un partenariat réussi entre les entreprises et l’Etat, puis présenté les grands principes de la loi. Il s’agit d’assurer la qualité de l’accueil (normes d’encadrement, bonnes conditions de travail), d’organiser un financement équitable et supportable pour les parents (40% du coût à la charge des parents, le reste pris en charge par l’économie et les collectivités publiques) et de développer l’offre dans un canton qui était très en retard.

Trop cher

La conseillère d’Etat a évoqué encore la journée continue de l’écolier qui contraint les communes à offrir un accueil facultatif avant, à midi et après l’école. C’est d’ailleurs le sujet qui a alimenté les discussions après son exposé, de nombreuses questions évoquant le coût excessif des transports scolaires, surtout pour les petites communes.