Région: des approches différentes pour le déblaiement de la neige

«Tombe la neige» comme le chantait Salvatore Adamo, est totalement d’actualité. Du moins l’était particulièrement lors du week-end dernier puisqu’on mesurait 25 cm au total à Orbe et 70 à Vallorbe. Pour l’instant, le responsable urbigène Christian Mojonnier considère que cet hiver est normal. Sans oublier que l’année précédente avait été particulière puisque seules 16 tonnes de sel avaient été répandues sur les routes alors que le décompte actuel fait état de l’utilisation de 43 tonnes. De piquet, douze hommes de la voirie sont réveillés avant 4 h. du matin à l’instigation du chef de groupe qui vérifie par sa fenêtre s’il faut déblayer la localité ou pas. Deux camions et un tout-terrain se mettent alors en route pour dégager les axes principaux pour 6 heures avant de délester les trottoirs et les escaliers pour 7 heures. Par la suite, quatre autres véhicules peuvent être mobilisés pour les travaux moins importants de déneigement. Cet engagement a forcément des répercussions sur le ramassage des ordures, par exemple. Dans des cas de chutes excessives de neige, il arrive que le groupe forestier Equifor vienne donner un coup de main.

400 heures supplémentaires

Lorsqu’il neige, il arrive que les ouvriers soient sollicités de 4 h. à 17 h, avec une pause à midi et il faut parfois remettre l’ouvrage sur le métier en soirée. Des journées longues qui provoquent un certain nombre d’heures supplémentaires que l’on évalue proche de 400 heures jusqu’ici. Cet hiver, Orbe n’a pas connu trop de soucis de circulation à l’exception de la montée de Saint-Eloi, vendredi passé après-midi, où des véhicules insuffisamment équipés, ont glissé et provoqué des bouchons. En revanche, le chemin de la Dame n’a pas été fermé, contrairement aux autres années, car il est dégagé avec précaution pour permettre à l’Urbabus de poursuivre sa marche.

Hiver extraordinaire

A Vallorbe, cet hiver est considéré comme extraordinaire, comme nous le dit le sous-chef de la voirie, Bernard Ecuyer. «Depuis quelques années, nos services étaient moins sollicités. Nous étions sur le pont pendant 6 ou 7 jours par hiver alors qu’auparavant, c’était bien plus. Actuellement, nous en sommes à plus de dix interventions et nous avons répandu près de 60 tonnes de sel sur un budget de 70 tonnes. Si nous obtenons aisément de la matière aujourd’hui, cela risque de ne plus être le cas si les chutes de neige reprennent. Il faudra alors attendre deux semaines au moins et c’est la raison pour laquelle nous avons commandé du sel pour ne pas être à court durant les prochaines semaines. Les huit personnes mobilisées entament leur journée vers 3 h. 30 pour terminer à midi. En principe, nous n’intervenons plus en soirée à moins que la gendarmerie nous le demande en fonction des circonstances». On précisera pour terminer que dans la cité du fer, ce sont 70 km de route qu’il faut déblayer afin que la circulation puisse se dérouler normalement.

Image © Marianne Kurth