Quel avenir pour l’agriculture régionale ?

Région: Agriculteur, un entrepreneur à l’avant-garde

Il faut faire toujours plus en moins de temps. L’agriculture doit toujours être en avance sur l’évolution. Comme l’a si bien dit Gregory Devaud, président du Grand Conseil, les agriculteurs ne sont pas en rade. Dans les innovations, la société se targue d’avoir inventé des nouveaux badges pour calculer la présence des collaborateurs ou pour ouvrir des portes. Depuis quelques années, les vaches ont un collier qui leur permet de passer au travers des robots de traite ou de contrôler l’aliment qui leur est distribué. Fitness et sports sont à la mode ainsi que planification de l’alimentation. L’agriculture s’est dotée de plans d’affouragement très performants pour garantir un rendement optimal au niveau laitier ou de la viande. On prépare des drones pour une distribution performante, l’agriculteur l’utilise déjà pour la distribution de trichogrammes ou pour repérer les faons avant de faucher un champ. La paysannerie a toujours fait preuve d’innovation.

Prométerre est l’association qui réunit tous les agriculteurs vaudois pour défendre leurs intérêts. Une assemblée des délégués s’est tenue le 18 mai à Ballaigues. Cette association n’a pu que constater que produire n’est pas rentable en Suisse face à une concurrence européenne débridée. Le producteur de lait est sous-rémunéré et des entreprises de transformation florissantes engrangent des bénéfices en constante augmentation. On exige de l’agriculteur suisse une production de qualité. Lors de l’assemblée, David Zimmermann a été élu en remplacement de Michel Richardet à la commission de gestion. Les forums seront dès l’an prochain remplacés par des assemblées thématiques.

Un grand brouillard

L’association a des difficultés à se faire entendre par les politiques. Prométerre est l’une des rares entités qui est montée au créneau, pour lutter contre la décision du TF sur la fiscalité des immeubles agricoles. Elle tente dès à présent de réduire les répercussions de cette nouvelle situation. L’agriculture a de la chance de compter sur le soutien du Grand Conseil et du Conseil d’Etat et des réflexions sont en cours pour diminuer l’impact de cette jurisprudence. Pour l’impôt fédéral direct et l’AVS, les agriculteurs passeront à la caisse, cependant, les dossiers en attente seront repris individuellement au niveau cantonal. Philippe Leuba a saisi le Conseil d’Etat de la décision prise à Berne; il en est déçu et continuera à se battre pour l’agriculture. Concernant la Politique Agricole 2022+ (PA 22+), le conseiller a déjà participé à des séminaires afin de mieux préparer l’avenir des jeunes et de l’agriculture.

Cependant, il est essentiel, pour l’avenir de l’agriculture, que les paysans se tiennent les coudes et discutent ensemble.