Trois camions vibrateurs.

Recherche pétrolifère

 Trois camions vibrateurs.

Trois camions vibrateurs.

Trois camions ont sillonné le Gros-de-Vaud pour évaluer la présence et les quantités potentielles de pétrole.De début décembre 2011 à fin janvier 2012, la société suisse Géo2x SA, installée à Oulens ainsi que la société française Gallego Technic-Geophysics, ont uni leurs compétences pour les opérations de prospection géophysique sur le terrain. Elles ont été mandatées par 2 sociétés suisses, PEOS AG et SEAG, à l’origine de ce vaste projet.

Le projet PEOS, son principe

3 camions vibrateurs envoient des ondes sismiques dans le sol jusqu’à une profondeur de 4km; des capteurs(géophones) et un camion enregistrent à la surface le retour des ondes après réflexion de celles-ci sur les couches du sous-sol. En tout, 156 km linéaires, soit 225 km2, dans un secteur allant d’Echallens à Yverdon et de Cossonay à Moudon, ont été ainsi échographiés.

De nombreuses étapes encore

A ce jour, les données brutes sont récoltées. Reste, d’abord, à les traiter pour obtenir une image du sous-sol permettant de détecter les poches susceptibles de contenir de l’or noir. Ce traitement devrait être terminé en été 2012. Puis, soit les recherches seront abandonnées, soit des recherches plus pointues, comme une acquisition sismique en 3 D, peuvent être entreprises. Si les images dénotent alors des réservoirs potentiels, des forages, d’abord d’exploration puis éventuellement de production pourraient être entrepris. «Mais il s’agit d’une très longue procédure, nécessitant de redemander toutes les autorisations pour creuser et nous n’en sommes pas encore là…» précise M. Dupuy, géophysicien de la société Géo2X SA, lui-même domicilié à Valeyres-sous-Rances.

Pourquoi un tel projet?

Cette étude s’inscrit dans le cadre d’une recherche d’énergie locale, qu’elle soit fossile ou pas. Comme nous le rappelle M. Dupuy, la présence d’hydrocarbure est confirmée dans le Gros-de-Vaud; en effet, en 1962, 20 tonnes de brut avaient été extraites à Essertines. L’exploitation économiquement pas rentable à l’époque avait été stoppée. Mais les données ont changé : le prix du pétrole est notablement à la hausse, les techniques de prospection ont évolué, ceci augmentant la rentabilité des petits réservoirs.

A noter que le projet a très bien été reçu dans la population, aucune opposition sur les 800 personnes concernées! Exploitation d’or noir au pays de Vaud? Seul l’avenir nous le dira !

Photo Catherine Fiaux