Forestiers d’un jour….

Pompaples: une journée pour la forêt

Forestiers d’un jour….

Forestiers d’un jour….

Il fait bon remonter le Nozon depuis Pompaples, spécialement à l’annonce du printemps, en quête d’un parterre de nivéoles. Samedi dernier aux aurores, sous la houlette du syndic Roland Studer et du garde- forestier, Harry Kleiner, une bonne vingtaine de villageois, y compris les enfants, prennent le chemin de la Cressonnière pour une journée conviviale consacrée au nettoyage d’une portion de forêt.

C’est une tradition désormais, initiée il y a bien vingt ans sur l’initiative du garde forestier: chaque année, on prend le chemin des bois pour prendre soin de ce paysage unique. Il s’agit de débarrasser les arbres des clématites envahissantes, d’ôter les broussailles et les branches mortes et de les entasser pour un grand feu (exceptionnellement autorisé par les autorités et supervisé par le garde).

Cette fois, l’on travaille dans une ancienne clairière au bord de l’eau. De mémoire de Pompaplois, l’endroit hébergeait il y a bien des années un paddock et des superbes chevaux de course. Un territoire qui, même s’il appartient à Pompaples, est déjà situé sur la commune d’Arnex, par le jeu de donations et d’accords déjà anciens; reboisé depuis, en compensation obligatoire des arbres arrachés sur le chantier d’Holcim; c’est un joli sous-bois tapissé de nivéoles un peu flétries par les moins six degrés qui règnent. On se réchauffe en travaillant, les tables et les bancs sont déjà dressés pour les grillades de midi et chacun met la main à la pâte. En préparant le terrain, les forestiers ont découvert un ancien chemin caché par la végétation: peut-être pourra-t-on le réhabiliter…

«Chacun a ainsi l’occasion d’apprécier ce patrimoine paysager et de se l’approprier; le jour où l’on aborde la question de la forêt au Conseil communal, ce n’est pas une abstraction», souligne Harry Kleiner qui chaque automne fait une tournée des 40 hectares de forêt avec le syndic pour préparer, cette journée. Parmi les bénévoles, un futur professionnel: Kevin Chassay qui va commencer cet automne son apprentissage de forestier bûcheron.
Le grand feu de branchages est aussi une façon originale de brûler le bonhomme hiver et de saluer l’arrivée des beaux jours: une initiative qui fait le bonheur de tous.

Photo Sébastien Krauer