Police intercommunale: mal engagée

Les quotidiens (24 heures et La Région) ont fait état des difficultés que rencontre la constitution d’une police intercommunale dans le Nord Vaudois. L’annonce de la commission du Conseil Communal d’Yverdon de ne pas vouloir entrer en matière, a eu l’effet d’une bombe pour les communes qui étaient intéressées par le projet. A commencer par Orbe qui comptait sur l’appui de son grand voisin pour organiser la police selon le nouveau concept sécuritaire vaudois.

Long chemin !

Même si les Yverdonnois n’ont pas définitivement enterré l’idée, il faut bien reconnaître que cette annonce n’est pas pour rassurer les autres communes. A première vue, ces commissaires souhaitent défendre l’aspect proximité dans leur ville. En outre, ils s’étonnent de la configuration géographique de cette police. Ils estiment d’une part qu’il aurait fallu intégrer les communes de l’agglomération directe d’Yverdon et d’autre part que la distance entre Yverdon et Orbe est trop longue. Etonnement dans la mesure où dans d’autres nouveaux corps intercommunaux, les distances sont bien plus longues que les 15 kilomètres qui séparent Orbe d’Yverdon.

Solidarité remise en question ?

Si la Municipalité yverdonnoise venait à renoncer à présenter son préavis devant son Conseil (elle prendra sa décision la semaine prochaine car elle a appris la nouvelle de l’attitude de sa commission par la presse), le projet serait à ranger aux oubliettes. Il serait dommageable pour une région qu’elle ne parvienne pas à faire preuve de solidarité alors que c’est le vœu du syndic de la capitale du Nord Vaudois, M. De Siebenthal, d’arriver à une meilleure cohésion.

Il faut aussi savoir qu’à l’origine, l’Exécutif urbigène avait initié le processus, répondant à la volonté de la population locale qui avait voté à 58% pour la police coordonnée, soit pour le maintien d’une police municipale. Cependant, il était devenu nécessaire de s’associer avec Yverdon car les sept agents urbigènes ne pouvaient pas satisfaire aux horaires exigés par le Canton, soit une présence de 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

C’est dire qu’aujourd’hui le projet est sérieusement remis en question et que les chances de voir une police intercommunale travailler sur la région sont atténuées.