Les membres du comité de direction reçoivent leur diplôme des mains du préfet Albert Banderet.

Police du Nord vaudois: cérémonie d’installation des autorités

Les membres du comité de direction reçoivent leur diplôme des mains du préfet Albert Banderet.

Les membres du comité de direction reçoivent leur diplôme
des mains du préfet Albert Banderet.

C’est dans la cour de l’Aula Magna du château d’Yverdon que s’est déroulée cette cérémonie, devant un parterre de près de 150 personnes, représentant autant les autorités communales que les représentants du canton et agrémentée par la fanfare L’Avenir d’Yverdon.

Le capitaine Richard Guillemin, maître de cérémonie, a cédé successivement la parole au syndic d’Yverdon Daniel von Siebenthal, au délégué de la Conseillère d’Etat Jacqueline De Quattro, M. Depraz, au municipal de police d’Yverdon Jean-Daniel Carrard, puis à celui d’Orbe Pierre Mercier et au commandant de cette police, Pascal Pittet. Tous ont souligné la nécessité de relever le défi face à une délinquance toujours plus inquiétante et ont souhaité que l’autorité politique se penche sérieusement sur le regain de violence que l’on connaît dans les villes, en particulier.

La genèse de cette association

Le municipal urbigène a procédé avec un peu d’humour à un historique de la création de cette association. C’est en automne 2008 qu’il était informé par Claudine Wyssa, future présidente du Grand Conseil, que la police urbigène ne pourrait pas subsister dans le nouveau concept sécuritaire vaudois qui exigerait une présence 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

Avec sept policiers à disposition, la mission devenait impossible à Orbe. Aussitôt, la Municipalité de la ville aux deux poissons prenait la décision de tenter de conserver une police de proximité. Elle prenait dès lors langue avec les autorités yverdonnoises qui acceptaient d’entrer en matière. Comme la future loi exigeait que les communes concernées devaient avoir une frontière commune, il était décidé de passer par l’est de la Plaine de l’Orbe. En effet, Chavornay était déjà desservi par la police urbigène et Essert-Pittet venait de demander le même service, il ne manquait que l’accord d’Ependes pour compléter le cordon ombilical. Ce qui fut fait et ces communes apportèrent dans leur panier quelques villages amis comme Gressy, Belmont, Suchy, Corcelles et Montcherand. Dix communes qui allaient entamer un gros travail avec notamment l’établissement des statuts qui devaient être entérinés par chacun des Conseils communaux et généraux. Dans la foulée, le groupe de travail décidait de ne pas accepter d’autres candidatures afin de permettre à cette nouvelle entité d’assurer au mieux la sécurité sur ce territoire.

Le retrait de Chavornay

La votation sur l’initiative d’Artagnan confirmait la volonté cantonale d’ériger une police coordonnée, faite de polices municipales, intercommunales et de la gendarmerie. Le retrait de Chavornay allait troubler certains citoyens si bien qu’il a fallu se rendre chez les futurs partenaires pour convaincre la population et les conseillers du projet. Le Conseil général d’Ependes donnait le premier son feu vert, suivi par Corcelles-sur-Chavornay, Montcherand et Essert Pittet. A Orbe, la bataille fut vive en fonction d’une augmentation du budget sécurité de 50%. C’est par une toute petite voix que la police du Nord vaudois passait la rampe avant qu’Yverdon, puis Suchy se rallient, pour compléter l’association formée finalement de sept membres.

Déjà en place

Cette police a commencé son travail le 1er juillet, sous le commandement du Major Pascal Pittet. «Servir, protéger, agir» sera la devise de cette nouvelle entité qui tentera d’apporter l’aide nécessaire à la population de cette région riche en manifestations de grande envergure et très diverses. Faire face à la criminalité montante et aux divers problèmes de la vie de tous les jours, voici le défi que ce nouveau corps devra relever en collaboration avec la police cantonale. On notera encore que c’est la première fois qu’Orbe et Yverdon-les-Bains lient leur sort en dehors des instances habituelles.

Au préalable de cette cérémonie, le préfet Albert Banderet avait assermenté le comité de direction, présidé par l’Yverdonnois Jean-Daniel Carrard, accompagné des six autres municipaux de police. Le Conseil intercommunal est formé lui par deux représentants de chaque commune. Ils disposent d’un droit de vote calculé au prorata de la population et sera présidé par Dominique Vidmer (Essert-Pittet), secondé par Didier Zumbach (Orbe).

L’avis du président du CI

Dominique Vidmer, qui faisait partie du Conseil Cantonal de Sécurité et est dorénavant président du nouveau Conseil intercommunal, est bien conscient de ce qui se passe dans les communes. Il croit en cette police de proximité, qui aura la connaissance précise des lieux grâce à ses agents. Les problèmes, qui ont eu lieu à Lausanne, risquent fort de se retrouver dans la région et il sait que l’on devra y faire face et trouver des solutions.

Il souhaite ardemment que ce nouveau corps de police régional remplisse pleinement son rôle et espère dès lors que d’autres communes demanderont leur adhésion à cette association intercommunale.