Les Bassins des Géniteurs

Orbe Vivante veille sur la meilleure rivière vaudoise

C’est aux «Bassins des Géniteurs», près de Vallorbe, que l’association Orbe Vivante a tenu son assemblée générale annuelle. A cet endroit, qui comporte une cabane et trois bassins irrigués en permanence et destinés à la reproduction et à l’élevage de la truite, la quinzaine de membres présents a pu entendre en première partie un exposé de Loïc Chopard, ingénieur diplômé en génie civil ETS de l’Ecole d’ingénieurs de Fribourg (EIA-FR), portant sur les moyens imaginables concrètement pour diminuer les effets d’éclusées néfastes sur le tronçon de l‘Orbe entre Vallorbe et la plaine.

A noter que, même s’il s’agissait d’un travail de diplôme effectué en 7 semaines et que cette étude n’avait pas la prétention d’être complète, son auteur a reçu le prix ARPEA-François Lancoud 2013 pour ce travail. Les effets d’éclusées sont provoqués par la rétention, puis la restitution subite des eaux que pratiquent les usines hydroélectriques pour adapter leur production aux fluctuations de la demande en électricité. Ces effets sont néfastes pour la faune et pour le biotope de la rivière concernée, de même que pour la flore et les contours terrestres du tracé. La nouvelle législation de 2011 prescrit aux cantons de prendre les mesures adaptées à la protection de la faune et de la flore en pareilles circonstances.

Six retenues d’eau

Entre Vallorbe et Orbe, 6 installations de retenue existent. Elles fonctionnent surtout en journée et très peu le week-end. Il en résulte des débits irréguliers croissant avec le déroulement de la semaine, alors qu’un «retour au calme» se manifeste durant le week-end. Pour pallier ces irrégularités, Loïc Chopard a envisagé la création d’un lac de retenue le long du parcours, plutôt en aval des Clées, et qui devrait pouvoir constituer une sorte de tampon minimisant les effets d’éclusée redoutés. Cette étude de diplôme a passionné les participants qui ont bombardé son auteur de questions.

Dans la partie statutaire, les membres ont relevé à nouveau la récente pollution de la Marjolaine, en dessous de Lignerolle. «Il s’agit surtout de constater que les processus existant en cas d’alerte ne marchent pas très bien. Sur place tout semble rentré dans l’ordre et on a trouvé le pollueur» a précisé le co-président Christian Lambercy. S’agissant de la STEP de Ballaigues, les participants ont appris que la commune avait lancé une étude pour son remplacement, sa rénovation ou son branchement sur une autre STEP.

Orbe Vivante suivra aussi de près la production de biogaz du Versé, à Lignerolle, qui devrait faire diminuer les liquides épandus dans la région par les agriculteurs.


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