La police d’Orbe.

Orbe, police intercommunale: où en sommes-nous ?

La police d’Orbe.

La police d’Orbe.

Récemment, la commune de Chavornay a décidé de quitter le navire de la police intercommunale. L’occasion de faire le point sur ce dossier en compagnie du Municipal en charge du dossier, Pierre Mercier.

Si on résumait l’historique

P.M. Il y a plus de deux ans, lorsque nous avons appris que notre police disparaîtrait selon l’étude de loi du concept sécuritaire vaudois, la Municipalité a décidé d’entrer en contact avec différentes petites communes ainsi qu’avec le chef-lieu du district, Yverdon-les-Bains, pour voir dans quelle mesure une unification des corps de police était imaginable. Rencontrant l’adhésion de tous ces partenaires, elle a pris position en faveur de la police coordonnée lors de la votation au terme de laquelle la population urbigène a approuvé le projet à près de 60%. Dès lors, elle a travaillé dans le sens de cette fusion.

De quoi dispose actuellement la ville en la matière ?

P.M. Le corps de police actuel d’Orbe compte sept agents et 2 ASP (auxiliaires), plus une personne qui s’occupe du secrétariat. Le service est assuré en semaine de 7h. à 17h., plus deux nuits durant le week-end. En dehors de ces heures, le 117 répond à toutes les urgences, gérées par la gendarmerie. Quant aux compétences, le mandat de la police municipale actuelle concerne essentiellement la proximité, la prévention et traite tous les autres aspects de police (circulation, autorisations diverses, manifestations, commission de police, police du commerce sur les horaires, sur l’alcool, sur les vitrines, etc.). Ce dispositif coûte un peu moins d’un million de francs par année, recettes d’amendes déduites.

Quel choix les autorités avaient-elles?

P.M. Le choix se situait entre un contrat avec la gendarmerie, ou une fusion avec Yverdon. L’offre de la Police cantonale nous a paru trop sommaire avec le maintien d’un poste avec 4 gendarmes qui s’occupent essentiellement de l’aspect judiciaire de la région et le recours au 117 pour les urgences. Il nous a été précisé que la Gendarmerie ne pourrait pas accomplir les tâches essentielles que sont la proximité et la prévention.

Toutes les autres missions nous seraient facturées selon un tarif peu clair. Dès lors, la Municipalité s’est prononcée pour la fusion dans une police qui sera baptisée «Police du Nord Vaudois». En effet, la législation cantonale exige désormais d’une commune, pour qu’elle puisse conserver une police municipale, que celle-ci réponde aux besoins 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, ce qui bien sûr a un coût.

Pourquoi un système intercommunal et coût projeté?

P.M. L’idée de mettre des forces en commun repose d’abord sur la volonté de maintenir une police dans la localité. Pour Orbe, le projet coûtera un demi-million de plus que le système actuel. Mais avec un tout autre service soit le maintien d’un poste à Orbe, davantage de prestations (prise des plaintes, constats pour les accidents et les vols, etc.), plus de présence (patrouilles mobiles), plus de compétences, une meilleure visibilité, notamment maintenant que la ville s’agrandit toujours plus et doit accueillir des requérants. Bref, un changement important, destiné à sécuriser la cité et à renforcer aussi le sentiment de sécurité chez l’habitant.

Quand se fera la mise en place?

P.M. Le projet doit encore être adopté par le Conseil communal d’Orbe le 15 décembre. Et, compte tenu de sa nature, il s’agira sans doute d’une discussion délicate. N’oublions pas non plus qu’Essert-Pittet et Ependes doivent encore voter leur adhésion, ce qui est essentiel pour le système, qui, selon les directives cantonales, doit réunir des communes qui ont un territoire qui se touche. Si les votes sont positifs, l’entrée en vigueur se fera progressivement d’ici au 1er juillet 2012, car l’adoption tardive de la loi (en septembre dernier) et le retrait de Chavornay ont retardé la mise en place.

Et Chavornay alors?

P.M. La nouvelle Municipalité a choisi de faire traiter sa sécurité par la gendarmerie. La commune d’Orbe cessera donc dès le 1er janvier 2012 les prestations qu’elle servait à Chavornay par contrat depuis quelques années.

PS: Lundi, le Conseil général d’Ependes a été le premier à accepter l’adhésion de la commune à la police intercommunale du Nord vaudois.