Jacques-André Mayor.

Strid: un Urbigène aux commandes

Jacques-André Mayor.

Jacques-André Mayor.

Jacques-André Mayor a succédé à l’Yverdonnois Daniel Burri à la tête de cette société d’utilité publique qui s’occupe de la gestion des déchets dans le Nord Vaudois et regroupe 72 communes.

Une élection sans surprise, dans la mesure où le municipal urbigène avait accepté de prendre la vice-présidence de cette société anonyme, au début de la législature précédente (2006), non pas à titre honorifique, mais bien dans le but de reprendre les rênes de la Strid, selon le vœu de son prédécesseur.

Que fait la Strid?

Strid est au service des communes pour la récolte des déchets. La société organise les tournées de ramassage et passe notamment des contrats avec des sociétés de transports afin de comprimer les coûts. A l’origine, Yverdon possédait une usine d’incinération qu’il a fallu fermer, au début des années 90, à cause des problèmes de pollution qu’elle créait. Actuellement, les ordures sont conditionnées pour être expédiées à Lausanne (Tridel) ou à Colombier mais on pourrait abandonner cette dernière solution pour des raisons économiques, puisque les Neuchâtelois envisagent de déplacer leur centre à La Chaux-de-Fonds.

Strid propose également la récolte au sac, mais seule une petite moitié des communes a adhéré à ce système de ramassage. Cependant, cela concerne la majorité de la population des localités membres puisque Yverdon, Grandson et Yvonand, entre autres, procèdent de la même manière qu’Orbe qui a été un précurseur en la matière. Une voie qui est préconisée par le Tribunal Fédéral qui vient d’admettre la notion du pollueur-payeur et qui souhaite que le 70% des coûts de l’élimination des déchets soit prise en charge par les citoyens.

Des projets à profusion

Parmi les soucis futurs de la société, Jacques-André Mayor relève la construction à Yverdon d’une déchetterie-ressourcerie, qui permettra de récupérer des objets jetés prématurément et encore utilisables. Strid veillera à l’évolution des coûts et aidera les communes à opter pour les bonnes solutions en matière d’élimination des déchets. Elle a récemment instauré une nouvelle prestation avec les gobelets récupérables pour les grandes manifestations et étudie la possibilité de créer une infrastructure pour le lavage de ces verres.

Tout en sachant qu’il ne s’agit pas de sa vocation première, mais elle entend montrer l’exemple dans ce domaine. Les déchets compostables passeront essentiellement par l’usine de méthanisation de Chavornay. Il s’agira aussi de se préoccuper de certaines filières d’élimination comme celle des plastiques.

Le municipal d’Orbe dirigera pendant cinq ans un comité d’administration formé de neuf membres parmi lesquels on trouve Guy Müller de Chavornay. Enfin, sachez que toutes les communes de l’ancien district d’Orbe ne font pas partie de la Strid. Les villages de la rive gauche de l’Orbe livrent leurs déchets à Valorsa, une société similaire à la Strid, domiciliée à Penthaz.

Photo Marianne Kurth