Thierry Grobet, un passionné de la faune éthiopienne.

Protéger le loup pour aider l’Ethiopie

Thierry Grobet, un passionné de la faune éthiopienne.

Thierry Grobet, un passionné de la faune éthiopienne.

Quand on parle de l’Ethiopie, les premières images qui nous viennent à l’esprit, ce sont celles de la sécheresse ou de la famine. Mais contrairement aux idées reçues, soixante-cinq pour cent des terres de ce pays d’Afrique sont cultivés. Et lors de la conférence donnée dimanche dernier par Thierry Grobet, photographe yverdonnois, certaines magnifiques photos ont surpris la cinquantaine de personnes qui se sont déplacées, par la verdure des paysages qui peuvent ressembler par endroits à notre Jura.

Et pourquoi protéger le «canis simensis»?

Le but de Thierry Gobet, par l’entremise de la société de production Nyala (nom d’une antilope qui vit exclusivement, elle aussi sur les terres éthiopiennes) est de réaliser un film pour sensibiliser autant la population indigène que les habitants d’autres contrées mondiales. En effet, la disparition de cette espèce, dont il n’est plus recensé à l’heure actuelle que cinq cent spécimens, pourrait engendrer des problèmes aux cultures, notamment au parc national sur le plateau de Bale (Balé), «Le loup d’Ethiopie», contrairement au loup européen, se nourrit exclusivement de rongeurs (rat-taupe géant) et de ce fait n’attaque pas les troupeaux qui paissent sur les plateaux. Les premières causes de mortalité chez ce magnifique animal, sont les maladies transmises par les chiens gardiens de troupeaux, soit la rage ou la maladie de Carré.

Les petits ruisseaux font de grandes rivières...

... tel le «Nil bleu» qui prend sa source en Ethiopie, qui rejoint le «Nil blanc», qui naît du Lac Victoria (Ouganda, Kenya, et Tanzanie), pour finir par produire le Nil. L’aboutissement de ce film ainsi que sa diffusion dans le monde entier débouchera sur un autre projet: faire connaître ce magnifique pays d’Afrique, et donner la possibilité aux habitants de diversifier leur travail, et d’augmenter leurs revenus, en participant au développement d’un éco-tourisme.

Pour plus de renseignements, n’hésitez pas à consulter le site www.nyalaproductions.com

Photo Sylvie Troyon