Armand Cachin du ciné-club et Marc Pahud, représentant Ciné-Rive.

Pour que vive le ciné-club urbigène

Armand Cachin du ciné-club et Marc Pahud, représentant Ciné-Rive.

Armand Cachin du ciné-club et Marc Pahud, représentant Ciné-Rive.

Un souhait commun. Que continue à vivre le ciné-club ! C’est le désir émis par la dizaine de personnes qui a répondu au message d’Armand Cachin, l’âme du ciné-club de la cité. Sept d’entre elles se sont d’ores et déjà proposées afin de constituer un comité.

Armand n’a nullement perdu le feu sacré mais il doit passer la main. En effet, il terminera ses études cet été. Il sera néanmoins présent, en tant que spectateur, sur le lieu de ce temple urbigène dédié au cinéma et dont la fréquentation est réjouissante.

Un comité informel dont la tâche sera plurielle. Un comité panaché, avec pour dénominateur commun, le goût du septième art et mû par la volonté de pérenniser un club qui a vu le nombre d’abonnés fléchir dans le courant des deux dernières années. Il aura à coeur de susciter l’intérêt des cinéphiles – et des autres – à rejoindre les rangs de ceux qui fréquentent régulièrement ou ponctuellement le ciné-club. Chargé de mettre sur pied la programmation, il se penchera sur l’éventualité d’une seconde séance de «rattrapage» pour ceux qui n’auraient pas l’opportunité de visionner le film lors de la première séance.

L’intérêt de Ciné-Rive

Par la bouche de son représentant Marc Pahud, Ciné-Rive tient à l’existence d’un ciné-club à Orbe. «Une telle démarche est une valeur artistique et culturelle. Il permet de voir des films de qualité, parfois de vrais bijoux qui font des passages éclair dans les salles. Etant donné que la commune est propriétaire du lieu, la salle est offerte, ce qui est un atout précieux!»

Deux formules seront sans doute reconduites: l’abonnement pour dix séances – si le rythme est maintenu – et l’entrée à la carte. La programmation étant fixée à l’avance, le spectateur a tout loisir de réserver les dates de projection.

Le numérique a déboulé dans les salles obscures

Exit les films en 35 millimètres, à part des exceptions! «L’image numérique est plus propre et le fichier est inusable. Avec le 35 millimètres, les copies se dégradent.» avance Marc Pahud qui fut programmateur pendant vingt ans. «Le cinéma a un geste social. L’on sort et l’on rencontre des gens.» souligne-t-il.

Une carte à jouer !
Le comité devra mettre l’accent sur l’accueil – comme ce fut le cas précédemment – en présentant le film à l’affiche et en animant la discussion à l’issue de la projection. L’intervention d’un réalisateur ou d’un acteur seraient un plus évident.

Soutenons donc une équipe motivée prête à donner un nouveau souffle au ciné-club d’Orbe!

Photo Natacha Mahaim