Jocelyne Grivat et Valérie Frey, présentes depuis 10 ans aux Mosaïques.

Orbe: vers la fin d’une épopée

Jocelyne Grivat et Valérie Frey,  présentes depuis 10 ans aux Mosaïques.

Jocelyne Grivat et Valérie Frey,
présentes depuis 10 ans aux Mosaïques.

A la fin de cette année 2012, la famille Grivat remettra son Hôtel des Mosaïques à la société «Résidence hôtelière de la Source», qui possède entre autres le Motel des Bains d’Yverdon.

Elle avait tenu auparavant le Café du Cerf dès le début du vingtième siècle jusqu’en 1986, avant d’ouvrir le Motel qui allait devenir hôtel au décès de Pierre, représentant de la troisième génération.

Mais les fils de ce dernier, Jacques et François n’ont pas voulu reprendre le commerce, tenu depuis 2005 par leur maman. A 71 ans, Jocelyne mérite bien de prendre sa retraite après vingt années passées au café et 22 aux Mosaïques. Appuyée par Valérie Frey qui avait accepté de mettre sa patente à disposition, elle a toujours eu plaisir à recevoir la clientèle même si elle n’avait jamais imaginé tenir un café dans sa jeunesse, se croyant destinée à la paysannerie. Le destin en a voulu autrement sans qu’elle en éprouve la moindre amertume.

Un café-croissant à la hâte

Elle a pu lier de nombreux contacts. «Au début du Motel, nous avions une clientèle relativement familiale. Nous avions aussi beaucoup de stagiaires de Nestlé. Petit à petit, cela a changé, notamment après le décès de mon mari, et nous comptons beaucoup de représentants et d’ouvriers d’entreprises extérieures qui travaillent dans la région ou même dans la banlieue lausannoise, qui viennent ici à cause de l’autoroute et du parking qui est gratuit. Je redoute un peu de quitter ce milieu mais à mon âge, une certaine fatigue se fait sentir».

Au terme de ces longues années, Jocelyne se souvient des bons moments, notamment avec le truculent Dind de Chavornay avec qui la soirée se terminait souvent en fête. Au chapitre des anecdotes, elle n’est pas prête d’oublier ce fameux matin où elle avait demandé à son personnel de faire le ménage à la cafétéria lorsqu’un car et ses occupants ont débarqué pour un café-croissant commandé mais oublié par la patronne. Au point qu’il a fallu procéder rapidement de manière à satisfaire ces clients oubliés. C’est donc au soir du 31 décembre qu’elle remettra les clefs à ses successeurs avec le sentiment du devoir accompli.

Photo Pierre Mercier