Jonathan Gombert.

Orbe: vers la dissolution de la Sicup?

La société industrielle, commerciale et d’utilité publique de la localité aux deux poissons a convoqué ses membres pour une assemblée générale extraordinaire, ayant pour but sa dissolution. Seul membre rescapé du dernier comité, Jonathan Gombert a bien voulu revenir sur la situation. «Au cours de ces dernières années, les sociétaires ont refusé plusieurs de nos propositions ou les solutions que nous proposions. De guerre lasse, mes collègues ont fait part de leur découragement et ont donné leur démission. J’ai cherché en vain à trouver des repreneurs. J’ai cru à un certain moment arriver à mes fins. Malheureusement, une mésentente entre commerçants a fini par décourager les intéressés».

Peu d’argent à disposition

Pour le président, il faut qu’une société de commerçants demeure. Peu importe sa forme. Car elle est un lien entre les détaillants et l’autorité communale. Si les industries ont peu été présentes dans les débats, il n’en demeure pas moins qu’elles ont toujours honoré leurs cotisations. A ce propos, la Sicup est partiellement désargentée car elle n’encaisse plus leur quote-part annuelle depuis deux ans et qu’elle a participé financièrement à différentes manifestations. On pense aux sacs qui vous étaient offerts dans les magasins, à l’agenda partagé avec les sociétés culturelles d’Orbe, aux nocturnes ou au soutien aux apprentis Perform. Les décorations des rues pour le mois de décembre sont propriétés de la société et il faudrait renouveler ce matériel qui devient vieillissant. En revanche, elle n’est plus impliquée dans la foire aux saveurs et aux senteurs comme elle ne l’a jamais été dans le Marché de Noël.

Lutter ensemble

M. Gombert espère bien que les commerçants viendront nombreux à la séance afin que l’on ne doive pas prononcer la dissolution de la Sicup. En premier lieu parce que le petit commerce est en péril partout. Il faut donc s’unir pour lutter, notamment contre les «mastodontes». A titre d’exemple, faudrait-il changer les horaires d’ouverture des magasins pour concurrencer les grandes surfaces? En tous les cas, il paraît opportun de faire preuve de dynamisme pour aller de l’avant. Comme il est nécessaire de dialoguer avec la commune à l’heure où des travaux importants sont prévus à la Grand-rue, cette année. Comme il paraît indispensable de veiller à la conservation d’un certain nombre de places de parc au centre-ville. «Si l’on ne prend pas conscience des dangers qui nous guettent, le petit commerce a du souci à se faire. Il serait navrant que la Sicup disparaisse comme, semble-t-il, l’USL (Union des Sociétés Locales) qui passe aussi par des moments difficiles. Il y va de la notoriété de cette ville et de son bien-être», conclut-il.


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