Pierre Rufener informe ses hôtes sur le patrimoine urbigène.

Orbe: une balade intéressante

Une vingtaine de personnes avait pris rendez-vous en ce samedi matin pour aller à la découverte d’Orbe. Pas seulement des Urbigènes, mais d’horizons différents comme cette Bretonne d’Yvonand qui a pris connaissance de cette balade dans le journal de la Région ou cette famille neuchâteloise qui a souhaité connaître le lieu où leur fille a choisi d’être résidante. Un groupe sympa qui a écouté les explications de Pierre Rufener. Depuis la Place du Marché, il s’est rendu à la maison Lebel non sans jeter un coup d’œil au peu qu’il reste des murailles de la ville. Quelle ne fut pas notre surprise d’apprendre que les immeubles des Terreaux Sud n’avaient pas d’ouverture sur le Jura jusqu’au début du 20e siècle, car elles se trouvaient dans le mur d’enceinte de la ville comme la Tour Bernard.

Autour de l’Orbe

Après un passage par la gare, la petite troupe s’est rendue au Puisoir qui tient son nom du fait que les Urbigènes allaient puiser leur eau dans la rivière au Moyen Age. Pire encore puisque les criminels étaient tout bonnement noyés dans l’Orbe. Tout le monde a apprécié le chemin des Présidents et appris que le pont avait été posé d’un bloc entre les deux rives grâce à un astucieux système de coussins gonflables et à l’aide d’une crue artificielle de la rivière provoquée par la fermeture du barrage des Moulins. Au bout du chemin, les promeneurs ont traversé le plus vieux pont de pierre de Suisse qui servait d’entrée dans le bourg vers le 16e siècle. On pouvait certes passer par le Grand-Pont, mais il fallait s’acquitter d‘un péage. Si bien que les paysans de l’époque préféraient diviser leur équipage, faisant passer gratuitement le ou les chars sur le Grand-Pont et les animaux par celui des Moulins pour éviter de payer la taxe.

La rue de la culture

Le municipal Henri Germond leur a donné l’explication du fonctionnement de «l’ascenseur à poissons» puisque les truites n’ont pas les doigts nécessaires pour choisir l’étage! Pour être succinct, disons que c’est un système d’aspiration qui propulse les animaux aux étages supérieur ou inférieur. Peu avant midi, les marcheurs ont pu apprécier la rue des Moulinets, toujours magnifiquement fleurie et qui est un peu la rue de la culture, avec le Musée de l’eau, l’école de danse, des artisans céramistes et fleuristes ainsi que le Théâtre de la Tournelle à son sommet. Après quoi, les participants ont pu pique-niquer au parc Saint-Claude avant de passer par le chemin de Ronde, l’esplanade du Château et la Grand-Rue où cette balade sympathique s’est terminée.