Comme un «temps mort» au développement imposé par les contraintes financières du moment.

Orbe: quand le pognon commence à manquer…

Comme un «temps mort» au développement imposé par les contraintes financières du moment.

Comme un «temps mort» au développement imposé par les contraintes financières du moment.

Notre Municipalité présente au législatif un préavis dont la teneur a l’heur de, pour le moins, surprendre par son libellé, d’également interpeller quant à sa finalité réelle. Une fois n’est pas coutume, le dit préavis ne tend pas à dépenser, mais bel et bien à encaisser et surtout, tant que faire se pourra, pas forcément sur le dos du citoyen contribuable chez qui le sentiment d’être corvéable à merci commence à devenir pesant!

La forme

Il s’agit, de manière très résumée, d’intervenir auprès des promoteurs pour les faire participer de manière financière ou physique à la mise en place d’équipements communautaires (écoles, crèches, locaux administratifs et autres) qu’exigera la densification en logements et habitants dont ils tireront bénéfice(s).

Le fond

Entraînées depuis quelques années dans un tourbillon expansionniste débridé, nos autorités exécutives, largement cautionnées, il faut bien le dire, par un législatif obnubilé par un discours percutant, lancinant et incisif, ont peu ou pas voulu percevoir que le plafond d’endettement représentait un obstacle qui approchait dangereusement.
L’aphorisme destiné à convaincre que plus la commune compterait d’habitants, c’est-à-dire de contribuables, plus les factures inhérentes à son développement seraient divisibles par un grand nombre se révèle, à terme, dénué du plus élémentaire sens comptable.

Les nouveaux venus ne sont pas forcément tous des nababs et les familles, ne serait-ce que par les infrastructures scolaires qu’elles nécessitent de manière parfaitement compréhensible, ne sont, en toute bonne logique, pas recensables au répertoire des contribuables généreux, ceci dit à titre de pur exemple et en toute aménité pour les têtes blondes et autres qui égayent nos préaux scolaires.

Changement de paradigme dans le discours ?

La réalité économique a rattrapé nos édiles, le dépôt de ce préavis en est la preuve administrative.
Quid d’un centre ville revisité, d’une cité de 10 000 âmes sans soucis, d’un pôle sud à faire fondre la banquise, d’une gare et d’un RER à en mettre le TGV à la ferraille ?
Il semblerait qu’une pause s’impose dans les velléités de faire d’Orbe une mégapole digne de dithyrambes qu’elle n’a, semble-t-il tout au moins, plus guère les moyens d’assumer, à court terme en tous cas.

Vers une confrontation droite-gauche?

Les sensibilités politiques risquent de peser sur les débats qui ne vont probablement pas manquer de sel au sujet de ce règlement (gratuit celui-ci, il est bon de le préciser…) sachant que, s’il passe la rampe au niveau du Conseil communal, il devrait recevoir l’approbation du Département cantonal compétent.
Il reste néanmoins à craindre que quelques difficultés apparaissent lorsqu’il s’agira de le mettre en application.

Ceci, cependant, seul l’avenir nous le dira!