Orbe: Passeport-vacances sans pluie et sous la canicule

Quand tout se passe bien, il n’y a pas grand-chose à dire. C’est du moins ce que prétendait Marion Ferrari, au terme de cette semaine qui a permis à 300 gosses de participer à quelques-unes des cent activités proposées. La responsable du PVO, avec son mari Roberto, se souviendra tout de même du fox-trail à travers Lausanne à pied qui a permis aux enfants de découvrir un peu mieux la capitale cantonale. Elle se réjouit aussi des échos reçus des différents organismes qui ont accueilli les jeunes et qui ont relevé l’intérêt et la bonne tenue des groupes. Il en a été de même lorsqu’il a fallu servir une collation à des pensionnaires du Verger et de l’EMS du Nozon. «Après avoir confectionné des biscuits en matinée, ils se battaient presque pour accomplir le service l’après-midi», dixit la cuisinière en chef de l’opération, Monique Broenimann. On relèvera que malgré la canicule, il a fallu annuler la soirée sur le bateau «La Vaudoise» à cause de risques d’orages violents de même que la sortie sur des voiliers à Yvonand qui s’est transformée en partie de pédalos, en raison d’un vent trop violent.

Envol pour Mars

L’apothéose a sans doute été la comédie musicale qui a clos cette 32e édition du passeport-vacances. Réunies vendredi dès 9 heures, une centaine de jeunes ont préparé un spectacle qui était programmé à 13 h. 30. Sous la houlette du groupe musical Biremis, quatre heures ont suffi pour présenter cette mise en scène. Pari totalement réussi puisque les enfants avaient parfaitement ingurgité le rôle qui leur était dévolu. Autour d’une conteuse, six différents groupes ont donné de la couleur au spectacle en ayant recours à des sons insolites ou à travers la danse (hip-hop). Le dénouement s’est déroulé à l’extérieur de la cantine du Puisoir avec un lâcher de ballons qui était censé s’envoler vers Mars en signe d’amitié vis-à-vis de deux habitants de cette planète qui leur avaient rendu visite auparavant.

Un peu de compréhension

On ne pourrait terminer ce chapitre sans remercier toutes les personnes qui ont contribué de près ou de loin à la réussite de ce passeport-vacances. Nous ne les citerons pas de crainte d’en oublier. Il faut néanmoins savoir que la mise en route d’une telle organisation exige une attention de tous les instants pendant de longs mois pour permettre à 300 jeunes enfants de trouver du plaisir dans un programme d’une centaine d’activités. On regrettera toutefois que certains parents se permettent d’insulter les organisateurs lorsque leur gosse ne voit pas ses vœux de participation totalement réalisés. On ne peut pas aller à 50 dans un endroit où l’on ne peut accueillir que 15 participants et le programme informatique qui procède au tri ne peut pas être accusé de tricherie. Un peu de compréhension serait apprécié, car la tâche n’est pas aussi simple que certains le croient.