La future municipalité avec Luis De Souza, Myriam Schertenleib, Henri Germond, Mary-Claude Chevalier et Guido Roelfstra.

Orbe: le PS perd un siège au profit des Verts

Au terme de ces élections, la future Municipalité, qui siègera à partir du 1er juillet prochain, aura l’allure suivante: 2 PLR (Myriam Schertenleib et Guido Roelfstra), 1 socialiste (Henri Germond), 1 écologiste (Luis De Souza) et 1 Union Libre (Mary-Claude Chevalier). On retiendra que c’est la première fois que deux femmes siègeront à l’exécutif à Orbe et que les Verts font aussi leur première apparition à ce niveau.

Ce qui veut dire que ce deuxième tour n’a pas totalement confirmé les résultats enregistrés il y a trois semaines. A commencer par Fanny Naville (soc.)qui avait obtenu le troisième score en février. Malheureusement pour elle, l’électorat de gauche s’est moins manifesté. Alors qu’il y avait eu plusieurs sujets fédéraux de haute importance le 29 février, le RIE III a moins mobilisé les gens cette fois (44,32% au 1er tour contre 36,22% pour les communales). Ce qui n’a pas empêché les Urbigènes de longue date de se déplacer. Ces derniers ont privilégié les gens qu’ils connaissaient, raison pour laquelle la socialiste, comme Guy Duplan, ont échoué dans leur tentative. A défaut, les gens de gauche ont voulu donner une chance aux Verts d’intégrer la Municipalité après plusieurs essais qui avaient tourné à l’échec. C’est fait cette fois grâce à l’effet Gruvatiez qui a propulsé Luis De Souza sur la scène.

Représentation logique

Si l’on ne peut pas parler de grosse surprise, l’élection de Mary-Claude Chevalier a étonné, ce d’autant que Fanny Naville avait terminé le 1er tour avec un avantage substantiel sur la représentante d’Union Libre (plus de 120 voix). Toutefois, la population a considéré que chaque groupe avec 13 sièges au Conseil devait posséder un membre à l’exécutif et elle a tenu à ce que ce groupe UL continue à jouer l’équilibre entre les forces de gauche et de droite qu’il excerce depuis deux législatures. En conclusion, il faut avouer que les Urbigènes ont fait preuve de bon sens et d’une certaine logique même si ce n’est pas toujours le cas en politique.

On notera enfin que les deux indépendants André Truffer et Loris Koenig n’ont pas vraiment eu droit au chapitre et que leurs candidatures n’ont pas eu d’effets négatifs auprès d’Union Libre et des Verts, comme on aurait pu le penser.