Entre les dortoirs de la commune et l’abri de jour de Sainte-Claire (photo), les migrants n’ont guère l’occasion de se distraire alors qu’ils aimeraient tous travailler.

Orbe: jolie soirée

Entre les dortoirs de la commune et l’abri de jour de Sainte-Claire (photo), les migrants n’ont guère l’occasion de se distraire alors qu’ils aimeraient tous travailler.

Entre les dortoirs de la commune et l’abri de jour de Sainte-Claire (photo), les migrants n’ont guère l’occasion de se distraire alors qu’ils aimeraient tous travailler.

Comme c’est devenu la coutume, migrants et bénévoles se sont retrouvés pour un souper lors du dernier jeudi du mois. C’est à la cure protestante qu’une quarantaine de personnes se sont retrouvées autour de tajines, cuisinée par Fajita, une Marocaine veuve et mère de deux enfants, qui habite la localité depuis quelques années. L’ambiance était extrêmement sympathique et détendue. Plusieurs dames d’Orbe ont eu plaisir à côtoyer ces jeunes gens dont plusieurs ne pourront pas rester en Suisse. Ils proviennent pour l’essentiel de l’Afrique.

Souvent conscients qu’ils ne pourront pas rester là car le travail manque en Europe, pour les continentaux d’abord et forcément pour des gens comme eux. Mamadou, lui, aimerait retourner dans son Sénégal natal et il souhaiterait faire de l’agriculture. Cependant, il lui faudrait un tracteur car dans son pays, il est nécessaire de semer et de récolter rapidement car les conditions atmosphériques sont très vite changeantes. Tous déplorent la conduite des gouvernements de leur région car ils ne se préoccupent guère du sort de la population.

Chose surprenante, les Maliens ne parlent que peu le français alors qu’on imaginait que cette langue était enseignée chez eux. Il en va de même en Tunisie ce qui laisse à penser que la langue de Molière perd grandement de l’influence à travers le monde et surtout en Afrique où la France avait établi de nombreuses colonies. On relèvera encore qu’un Sierra-léonais se trouve en Helvétie depuis plus de douze ans mais n’obtient pas le permis qui lui permettrait de travailler. Ils ont tous ce vœu en tête mais leurs chances d’œuvrer en Suisse sont désormais bien minces. Malgré ces perspectives peu enthousiasmantes, ils ont pris du plaisir tout en donnant le coup de main afin que le repas se passe bien et ont apprécié ce moment de partage.

Photo Pierre Mercier