Orbe: engager sa responsabilité personnelle

Les nouveaux citoyens urbigènes ont été accueillis par la Municipalité au grand complet à l’Hôtel de Ville. Les messages des différentes autorités : Claude Recordon, syndic, Jean-Marc Bezençon, président du Conseil communal et Evelyne Voutaz, préfète, invitaient l’assemblée à trouver sa propre manière de s’investir. L’engagement de chacun favorise non seulement l’appartenance à une collectivité, mais aussi la création des liens entre les pairs.

Frivoles, mais avec un certain sérieux

Malgré les fous rires et l’insouciance ambiants, les jeunes sont impatients d’user de leur nouveau droit, de donner leur avis par le biais des votations. La majorité d’entre eux s’informe déjà quotidiennement sur les événements en lisant la presse, sur le net ou en discutant en famille. Les attentats de janvier en France ne les ont pas laissés indifférents. Ils ont tous été choqués selon leur propre sensibilité. Une gymnasienne s’inquiétait des répercussions ou les agressions qu’auraient pu subir ses amies musulmanes, ainsi que leur communauté. Les discussions menées dans sa classe l’ont rassurée, car ses congénères avaient l’intelligence de ne pas mettre tout le monde dans le même panier.

Une autre s’offusquait que cette actualité fasse oublier des conflits mondiaux qui impliquent des milliers de personnes, comme en Palestine ou au Nigéria entre autres. «Si on a peur d’une menace, on ne peut pas avancer», rétorque une étudiante, qui estime que c’est un coup bas à la liberté d’expression. Un jeune homme, catholique et pratiquant, affirme que l’on ne peut pas rire de tout en citant le pape François «On peut avoir la liberté d’expression sans attaquer la religion des autres.». Les avis divergent certes, mais cela démontre bien qu’à l’avenir il faudra compter sur leurs opinions pour ne pas se laisser mener par le bout du nez.