Clos Saint-Claude: un miracle de verdure au centre-ville définitivement soustrait à la cupidité des promoteurs.

Orbe: comme une valse à 5 millions!

Clos Saint-Claude: un miracle de verdure au centre-ville définitivement soustrait à la cupidité des promoteurs.

Clos Saint-Claude: un miracle de verdure au centre-ville définitivement soustrait à la cupidité des promoteurs.

Fleuve tranquille pour la Municipalité jeudi 3 novembre en la salle du Casino où se déroulait l’avant-dernière séance du Conseil communal de l’année qui se termine.
En effet, à notre époque où l’unité de valeurs ne se conçoit plus qu’en milliards de dollars US ou d’Euros,  une dépense totale en une soirée de plus de 5 millions de nos bons vieux francs (CHF) pour une commune de plus de 6 000 habitants semble avoir été appréhendée comme anecdotique, tant l’aspect financier des choses a paru, à une modeste exception près, avoir été parfaitement occulté des débats!

Le dépôt d’un préavis présentant, pour 2012, un budget prévoyant un déficit de près d’un million de francs, n’a donc en rien réfréné les velléités dépensières des conseillères et conseillers de céans ce soir-là.

Les autres préavis présentés touchent une demande de crédits complémentaires au budget 2011, une fixation de plafond(s) en matière d’endettement, une demande de crédit pour la construction d’un Réseau Intercommunal d’eau potable de la Plaine de l’Orbe et une suppression des procédés de réclame lumineux durant la nuit.

Arrêté d’imposition pour 2012

De 67% de l’impôt cantonal de base, notre impôt communal va passer à 69%, ceci étant dû à l’effet poétiquement appelé de «bascule» en récupération des 2 points de diminution consentis par l’Etat, le tout dans le cadre de la réforme policière cantonale.

Augmentation des effectifs du personnel communal

La forte progression du chiffre en terme de nombre d’habitants (2000: 4 764 hab. – aujourd’hui 6 130 hab. soit + 1’366 personnes en 10 ans) que connaît notre ville génère de facto de nombreuses charges professionnelles de tous ordres que doit assumer notre administration.

Dans un louable esprit de transparence, la Municipalité a préféré privilégier, en l’occurrence, la voie d’un préavis distinct lui permettant d’argumenter au mieux ses vues plutôt que de simplement passer par le budget.

Pour une charge supplémentaire estimée à Fr. 390 000.–, ce sont un poste d’employé(e) d’administration réceptionniste à l’Hôtel de Ville, un poste d’ouvrier aux espaces verts, un poste au service des travaux-voirie, un demi-poste de conciergerie et, enfin, un poste à 20% à la bibliothèque publique qui ont été acceptés.

Demande de crédit pour la mise en place d’un transport public urbain

Pour un montant de Fr. 450 000.– en 2012 et de Fr. 400 000.– chaque année de 2013 à 2016 inclus, le Conseil communal a accepté la mise en place d’un transport public urbain à Orbe.
Ici aussi, à part une timide intervention en provenance de la droite de l’échiquier politique  touchant l’aspect financier de cet objet, le prix de la mise en place définitive de cette structure n’a guère ému nos élus.
Par contre, le choix du moyen de propulsion du véhicule à acquérir a, quant à lui, longuement agité les esprits. Cet élément a même fait l’objet d’un amendement lisible dans les conclusions du rapport de la commission.
Suite aux explications données par le délégué municipal, spécifiant entre autres, mais essentiellement, que l’achat dudit véhicule n’était pas du ressort de l’Exécutif, mais bien celui de l’entreprise Travys, adjudicataire du mandat, cet amendement a été rejeté à la majorité.

C’est donc finalement sans trop coup férir que le préavis municipal tel que présenté a été ratifié, ceci à l’entière satisfaction de Jacques-André Mayor qui a exprimé son sentiment en remerciant chaudement l’assemblée législative présente.

Demande de crédit pour l’aménagement d’un parc public au Clos Saint-Claude

Les aspects social, convivial, ludique, didactique, écologique liés à une forme de sauvetage patrimonial d’une importante parcelle de verdure au centre ville étaient tellement évidents qu’aucune contestation n’a entaché l’octroi d’un crédit de Fr. 2 615 000.– en vue de l’aménagement en parc public de la parcelle mentionnée.
Une sorte de «Central Park» comme cela a semble-t-il été dit: pourquoi pas?

La facture se justifie par d’importants travaux de génie civil et de jardinage pour la mise en forme du tout, des constructions métalliques diverses, un mur d’enceinte et diverses structures électriques ainsi que d’arrosage automatique, ceci bien entendu couronné par les incontournables et toujours onéreux honoraires et frais d’étude.

Adoption du plan directeur des zones 30 km/h

Un quart de million de francs a également été octroyé à la Municipalité pour mettre en place ou renforcer la limitation des vitesses à 30 km/h.  sur trois zones à savoir: en  Plamont, au chemin de la Dame/Penchèvre et aux Philosophes.
La sécurité routière a son prix, l’élémentaire courtoisie itou!

Achat d’un véhicule pour le déneigement des trottoirs et le broyage de l’herbe

L’âge ainsi que le lourd usage qui est et a été fait de l’actuel véhicule font que d’onéreux travaux de maintenance devraient être envisagés, avec tous les aléas que des «bricolages» présentent.

L’achat d’un engin neuf et polyvalent se justifie donc, sens dans lequel a été la commission chargée de l’étude du préavis, suivie en cela par le législatif qui a ainsi octroyé un crédit de 160’000.- en vue de cette acquisition.

Réponse de la Municipalité à l’interpellation Pierre-Alain Wieland concernant une plus grande équité dans le subventionnement aux associations sportives. L’enfer est pavé de bonnes intentions dit l’adage, le paradis aussi, peut-être. En effet, P.-A. Wieland a pu constater dans la réponse municipale à son interpellation que les sociétés sportives locales ne se déclaraient pas en difficultés financières majeures et ne sollicitaient pas de subvention particulière mais, bien entendu, n’en refuseraient aucune si une manne inattendue leur arrivait…

De plus, aucune d’entre elles ne se sentait prétéritée par rapport à une autre association ou le FC Orbe en particulier. L’interpellateur a remercié la Municipalité de sa réponse qui l’a totalement satisfait.

Une communication municipale nous a appris qu’un tournoi de football en sixte se déroulerait à la salle Omnisports le 10 décembre où s’affronteraient des équipes représentant des actives et actifs de l’administration communale, des membres du Conseil communal dont on attend les inscriptions ainsi qu’une équipe formée par une partie des nouveaux migrants arrivés en notre cité.

Une seconde communication a confirmé le rendez-vous du 21 novembre à 19 h. 30 au Casino pour une synthèse et une appréciation municipale sur les travaux des ateliers réunis dans le cadre d’Agenda 21.

La parole a, enfin, largement été utilisée dans la rubrique des questions et propositions individuelles.

Nous avons tout d’abord appris que le dossier dit «Pôle Sud» doit faire l’objet d’un rapport final de la part du Canton et que, suite à une entrevue avec le SAT (Service d’Aménagement du Territoire), les choses devraient bouger très prochainement.

La sécurité au carrefour Grand Pont, route d’Arnex, rue de Saint-Eloi, rue des Philospohes, respectivement les possibilités de traversées pour les piétons a été évoquée et  Pierre Mercier, municipal de police, nous a appris que la mise en place d’un STOP au bas de ladite route d’Arnex et l’implantation de passages piétonniers n’est plus qu’une question de jours.
Diverses difficultés inhérentes au passage de courses de vélos ont été évoquées ainsi que la relative dangerosité représentée par la récente pose de potelets mal signalés le long du domaine de Saint-Claude, à la Tournelle.
La qualité décorative et artistique du tout nouveau giratoire sis à la hauteur du quartier des Fleurs de Lys, à l’entrée d’Orbe sur la route d’Arnex a été relevée par l’un des acteurs de cette séance.
Enfin, un riverain de la rue du Moulinet et membre de l’assemblée s’est fait l’avocat des gens de son quartier pour se plaindre des nuisances subies essentiellement sous forme de pollution atmosphérique (poussière) lors du transbordement de céréales dans les silos des moulins.
Séance animée et chargée donc, conduite avec tact et bonhomie par son président, Didier Zumbach.

Photo Willy Deriaz