Restrictions budgétaires obligent : désormais seule la bouteille de droite aura droit de cité lors des apéritifs offerts par la Municipalité d’Orbe!

Orbe: comme un goût de bouchon

Restrictions budgétaires obligent : désormais seule la bouteille de droite aura droit de cité lors des apéritifs offerts par la Municipalité d’Orbe!

Restrictions budgétaires obligent : désormais seule la bouteille de droite aura droit de cité lors des apéritifs offerts par la Municipalité d’Orbe!

Dernière séance animée, voire houleuse, du Conseil communal, ce jeudi 13 décembre 2012.

Commencée exceptionnellement à 19 h. en vue de la traditionnelle verrée de fin d’année. On peut dire que les soifs ont eu le temps de se développer. Il était près de 23 h. lorsque Denis Tschannen, manifestement et perceptiblement las, a pu faire tinter le coup de gong final !

Méli-mélo rapidement installé

Le premier point, le plus important d’ailleurs, de l’ordre du jour, traitait du budget pour l’année 2013.
A l’exception d’une mention de Fr. 86 000.– à ajouter au chapitre des parcs et promenades et demandée par la Municipalité, toutes les autres modifications allant dans le sens de compressions des dépenses sollicitées par la commission des finances, étaient d’emblée rejetées par l’exécutif.
En effet, par volonté de transparence, plutôt que de revendiquer des économies de manière linéaire, la commission a préféré faire du coup par coup en visant plusieurs comptes séparément.

Un échange d’uppercuts verbaux s’en est suivi entre membres de l’Exécutif un peu pris dans les cordes et quelques conseillers particulièrement en verve.
La verdeur et le ton de certains propos ne seyaient guère à la qualité d’un tel hémicycle. Certains dérapages et incompréhensions ont fait dire à l’un des conseillers que l’on nageait en pleine dichotomie. Métaphore frappée au sceau d’un profond bon sens.

Un municipal KO debout

Le trait le plus rude a été porté par un membre du législatif qui a vertement contesté la revendication du municipal de police d’augmenter son effectif, d’un nouveau préposé administratif.
Ebranlé par la réalité du système de police tel que nouvellement mis en place dans la région et le désengagement progressif de la gendarmerie sans que pour autant la facturation en faveur de ce service cantonal ne diminue, c’est assez majoritairement que le Conseil a refusé l’engagement d’un fonctionnaire local supplémentaire.

Décompte des points

Après une inhabituelle interruption de séance revendiquée avec raison par le président de la commission des finances, force a été de constater que les esprits ne s’étaient guère apaisés et le décompte des points a donné le résultat suivant:
D’un déficit originellement calculé à Fr. 1 030 770.– on arrive finalement à un montant de Fr. 881 110.–.

Conséquence(s) pour le bon peuple

Le compte des réceptions et manifestations a été amputé d’un montant de près de Fr. 10 000.– ce qui a fait dire au syndic que, par exemple, divers apéritifs offerts par la Muncipalité lors de jubilés seraient bien moins généreux, voire refusés, ternissant de facto l’image de notre cité.
Autre élément : le site internet d’Orbe ne sera pas «relooké», cette année, contrairement au vœu du Municipal en charge du dossier.

Les autres points de l’ordre du jour

Aucune contestation par contre en ce qui concerne les derniers points à l’ordre du jour et qui touchaient à l’octroi d’une autorisation de statuer sur des droits de superficie aux Ducats, d’une cession de parcelle aux Taborneires et de l’engagement de travaux de rénovation de l’appartement de service au Collège du Grand-Pont.

Divers

Suite à une question touchant le retard des travaux d’agrandissement du site scolaire de Chantemerle, on a appris que les procédures étaient peu usitées dans notre Canton de Vaud et que le projet avait été refusé car les vitrages projetés pour la salle des maîtres ne présentaient pas une surface suffisante…
Si d’autres questions touchant à l’entretien de l’éclairage public, le déplacement des panneaux d’entrée ville sans information particulière aux intéressés et la finalisation de la signalisation au sol sur la route d’Arnex n’ont pas reçu de réponse claire, une formidable leçon de bonne tenue a été donnée par une conseillère de nationalité suisse et haïtienne, propos qui mériteraient réflexion et mise en application en notre pays qui se dit démocratique et surtout respectueux de tous les avis, même minoritaires!

Comme un coup de rétroprojecteur sur une soirée qui risque de laisser quelques traces dans les esprits ainsi que des cicatrices dans les sentiments.

Photo Willy Deriaz