Orbe: 183 élèves aux anges

2013.04

Cette cérémonie annuelle a réuni près d’un millier de personnes à la salle omnisports du Puisoir. Dirigé par Serge Geiger, directeur des écoles secondaires, cet instant inoubliable pour élèves et parents a été agrémenté par le chœur 7-9, dirigé par Dominique Quartier, par trois gymnastes (Sybille Roch)et par le ballet «Gambas» (Joëlle Girod). Lors de sa courte allocution, Hugues Schertenleib, président de l’Asibco, a parlé de transformation à l’image de la tenue vestimentaire des jeunes qui s’étaient apprêtés pour le bal qui allait suivre, leur laissant comprendre qu’ils passaient de l’école à la vie d’adulte. Pour sa part, Serge Geiger évoquait l’histoire d’un vieux professeur qui avait rempli un vase de pierres, de gravier, de sable et d’eau lors d’un cours pour managers. Tout cela pour démontrer que pour que le récipient soit plein à ras bord, il fallait commencer par les grosses pierres, soit par l’enseignement de base que l’on reçoit à l’école et qui est capital pour la suite de la vie. Vint alors l’heure des récompenses pour constater que 183 jeunes gens ont obtenu un certificat sur les trois sites de Baulmes, Chavornay et Orbe tandis que 9 élèves recevaient une attestation.

Des destinées diverses

Un petit sondage lors de l’apéritif qui suivit à la cantine du Puisoir, nous a permis d’avoir un aperçu du futur de ces adolescents. Malgré plusieurs prix spéciaux en VSB, un Urbigène a choisi de faire un apprentissage dans le domaine bancaire car les études ne le branchent pas. Son camarade espère passer par l’EPFL pour devenir ingénieur ou professeur de mathématiques alors qu’un troisième préfère se former dans le commerce et son voisin deviendra automaticien au CPNV. Un peu plus loin, des VSG iront à l’Opti pour avoir malheureusement échoué dans l’examen d’entrée à Eracom (Ecole romande d’arts et de communication).

Bien d’autres jeunes passeront par cette dixième année, en voie raccordement, dans l’espoir d’entrer au gymnase dont ils ont manqué l’entrée pour des petits points. Du reste, on a pu faire le constat que les élèves de Générale ont de la peine à trouver une solution ce qui ne manque pas d’inquiéter les VSO dont plus de la moitié d’entre eux sont encore à la recherche d’une place d’apprentissage. Du côté des filles, les ambitions sont plus marquées. Professeur de français ou d’éducation physique, pédiatre ou vétérinaire pour ces anciennes pensionnaires de VSB. Enfin, du côté de la VSG, une demoiselle adore le parfum et aura le plaisir de le vendre. Sa copine espère devenir institutrice dans les classes enfantines tandis qu’une autre a choisi l’apprentissage de commerce. Belles ambitions mais on ne manque pas de s’inquiéter pour cette jeunesse qui peine à trouver sa place dans la société du travail.

Photo Sylvie Troyon