L’offre du Tecorbe

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Jean-Philippe Petitpierre, directeur du Tecorbe (Technopôle urbigène), est venu présenter son entreprise dans le cadre des réunions dédiées essentiellement aux entrepreneurs, malheureusement trop peu nombreux à cette occasion. Plus personne ne peut ignorer que ce site permet le développement de projets écologiques, fomentés la plupart du temps dans le cadre universitaire, en offrant différentes aides telle que la location d'un bureau. Pour expérimenter leurs idées lorsqu’elles paraissent convaincantes, les étudiants ou les nouvelles sociétés peuvent venir s’installer à Orbe pour une mise en condition de fabrication. Ces entreprises bénéficient d’avantages (location de locaux, laboratoires, administration, etc) pour travailler et expérimenter dans la sérénité pendant deux ans, coachés par des experts indépendants. Dans l’espoir aussi d’attirer des industriels, susceptibles de commercialiser le produit imaginé puisque Tecorbe a notamment, parmi ses missions, de devoir de promouvoir les réalisations dans le domaine des technologies du futur.

Incubateur et cleantech

Tecorbe est un incubateur. Rien à voir avec une grosse machine technique. Il s’agit simplement d’une plateforme d’accueil où l’on permet le développement de projets. Actuellement sur 3000 mètres carrés, il n’est qu’au tiers de la taille projetée. Son directeur espère bien attirer plus de monde mais cette nouvelle branche de l’économie tarde à se développer. Le cleantech (technique du propre en français) compte recycler une grosse partie des déchets de l’industrie dans tous les domaines imaginables, pour une utilisation plus rationnelle et plus performante. Les moyens financiers ne manquent pas puisque Canton et Confédération sont prêts à soutenir les projets. Toutefois, il arrive que des projets soient abandonnés car leur réalisation peut s’avérer trop coûteuse ou d’un intérêt relatif.

Début de l’industrialisation

Malgré ces débuts timides, cette nouvelle technologie mérite d’être soutenue. Vaud est l’un des cantons les plus actifs en la matière avec le Valais ainsi que Zurich, Bâle et le Tessin. Il compte sept technopôles dans des activités diverses. Le nouvel organisme cantonal, Innovaud, permet d’orienter les chercheurs sur le site où leur projet trouvera les compétences adéquates pour aboutir. A ce jour, les collaborations avec des universités ou des partenaires étrangers sont inexistantes ou presque. Mais il faut savoir que l’on est au début de l’industrialisation en cette matière sauf en ce qui concerne les panneaux solaires qui ont déjà envahi le monde.

Photo Pierre Mercier