Les USA font-ils encore rêver ?

Match des «Padres» à San Diego.

Match des «Padres» à San Diego.

 

Une jeune Urbigène, Coraline Schmucki s’est rendue en Californie pour parfaire ses connaissances en anglais. Elle avait choisi San Diego pour ce stage de trois mois. Une ville magnifique de cinq millions d’habitants qui accueille bon nombre de migrants mexicains au point que l’on ne parle pas forcément l’anglais dans certains quartiers mais bien l’espagnol. A l’école, elle a côtoyé essentiellement des étudiants d’Amérique du Sud et de Corée du Sud qui ne voulaient pas entendre parler de leurs voisins du Nord.

San Diego ressemble à toutes les villes d’Amérique du Nord avec de grands buildings en son centre, pas forcément immense, et de petites maisons en dehors du périmètre central. La cité ne manque pas d’attraits touristiques, étant d’abord au bord de l’Océan Pacifique. Son zoo, son seaworld (parc du monde marin) et aussi le porte-avion Midway qui est amarré au port et qui est l’un des deux seuls que l’on peut  visiter aux Etats Unis, en sont les arguments essentiels. Mais contrairement à ce que laissent paraître certains feuilletons TV, San Diego comme Malibu ou Santa Barbara ne sont pas aussi paradisiaques qu’il y paraît.

Obèses et produits OGM

«Si les gens sont très ouverts et provoquent la discussion, c’est souvent pour combler leur ignorance du reste du monde. En fait, les millionnaires ne sont pas légion et le salaire moyen mensuel se situe entre deux et trois mille dollars. Comme le coût de la vie n’est guère inférieur au nôtre, on se rend compte que la qualité de vie n’est pas extraordinaire. Certains renoncent à se soigner malgré l’introduction récente de la loi Obama qui garantit une assurance maladie à tous.

Il faut dire que le nombre d’obèses est considérable. Ces gens sont si gros qu’une bonne partie d’entre eux ont recours à des chaises roulantes pour se déplacer. D’autres ont tout perdu dans la crise des subprimes (impossibilité de payer les intérêts des taux hypothécaires de leur maison) et végètent en ville. En outre, une bonne partie de la nourriture est constituée de produits OGM. Des légumes souvent plus gros, plus résistants, mais sans goût ou plutôt celui de la cire !

Ecologie en rade

Du point de vue de l’écologie, les Américains ne sont pas aussi sensibles que nous. Ils n’ont que deux poubelles à la maison, une pour les déchets alimentaires et l’autre pour le reste, sans distinction entre le verre, le bois ou le papier. Las Vegas est un désastre écologique. Chacun ou presque possède sa voiture au point que les autoroutes à six pistes sont vite saturées. Tout cela parce que les transports publics ne sont pas légion malgré le fait que la ville est très étendue, rendant aléatoires les déplacements à vélo.

Quelques bus, un petit tram au centre mais pas de gare. Lorsqu’on a la chance de se promener en Californie, on découvre des paysages somptueux, comme il est impensable de ne pas se rendre à Las Vegas, la ville de toutes les folies, pour autant que l’on ait 21 ans, car on n’entre nulle part sans une pièce d’identité».

L’anglais après l’allemand

A l’entendre, Coraline n’envisage pas de passer sa vie aux USA. Après avoir obtenu son bachelor en sciences politiques à Lausanne, elle va passer deux ans à l’IDHEAP (Institut dDes Hautes Etudes en Administration Publique) afin d’obtenir un master en management dans l’espoir d’intégrer une multinationale au terme de ses études. Précisons qu’avant de se rendre à San Diego, elle avait passé quelques mois à Berlin afin de parfaire ses connaissances en allemand. Des arguments de plus pour appréhender l’avenir avec une certaine sérénité.