Le nouveau bus urbigène.

La commune d’Orbe inaugure son tout nouveau bus

Le nouveau bus urbigène.

Le nouveau bus urbigène.

Hélas, l’évènement n’a pas attiré grand monde, une cinquantaine de personnes seulement se sont déplacées pour admirer le tout nouveau moyen de transport «qui relie les Urbigènes».

Jacques-André Mayor, municipal, a présenté avec enthousiasme le véhicule aux couleurs rouge et blanche des armoiries de la ville, et avec une touche de vert pour rappeler que les transports en commun sont plus écologiques que les véhicules individuels.

Au départ, les autorités avaient étudié un projet de véhicule à gaz, mais ceux-ci ne donnant pas les garanties de sécurité nécessaires, le choix s’est porté sur un véhicule diesel, aux normes européennes, avec un filtre à particules qui pollue de dix à cent fois moins que les anciens modèles. Il faut préciser que la taille du bus est «midi», donc ni mini, ni maxi. Après étude, il s’est avéré que les coûts d’exploitation d’un mini-bus ou d’un plus grand étaient quasiment les mêmes.

Les arrêts en question

Pour les autorités, un des problèmes majeurs a été de décider où placer les arrêts du bus.
L’étude du besoin a, dans un premier temps, démontré que l’axe nord-sud devait être une priorité. Mais rien n’est inscrit dans le bronze, des améliorations au niveau du trajet sont toujours possibles. D’ici décembre 2013, date des changements d’horaires CFF, une analyse sera effectuée afin de contenter un maximum d’utilisateurs.

Etude de satisfaction

Daniel Reymond, directeur chez Travys, communique les quelques chiffres de l’analyse effectuée depuis décembre 2011, début de la mise en place du transport urbigène. Environ cent-cinquante voyageurs par jour, dont huit personnes sur dix habitent à Orbe, la moitié des utilisateurs ne sont pas des pendulaires (courses, médecin, etc) et le plus important, le nonante pour-cent des utilisateurs sont satisfaits à très satisfaits. Expériences faites dans d’autres villes, il faut compter deux à trois ans pour convaincre la population du bien-fondé de l’utilisation des transports internes. «Il faut utiliser ce qui existe pour démontrer la cause du besoin».

Photo Sylvie Troyon