34 élèves de VSO des classes de Mmes Conod et Schlosser se sont rendus à Tolochenaz et au Sentier.

Insertion professionnelle: en visite

34 élèves de VSO des classes de Mmes Conod et Schlosser se sont rendus  à Tolochenaz et au Sentier.

34 élèves de VSO des classes de Mmes Conod et Schlosser se sont rendus à Tolochenaz et au Sentier.



Les élèves de 9ème année VSO sont allés visiter les centres professionnels de Tolochenaz (Fédération Vaudoise des Entreprises) et du Sentier (Horlogerie). Le but étant de permettre aux ados, proches de la fin de leur parcours scolaire, de voir des apprentis à l’œuvre dans le cadre des cours professionnels.

Le matin, ce sont plutôt les garçons qui ont regardé, en général avec attention, les jeunes gens pratiquer quelques facettes de leur métier. Ils ont vu en particulier les maçons, les carreleurs, les peintres, les ferblantiers et les artisans du bois (menuisiers, ébénistes et charpentiers). Ils n’ont pas manqué d’être impressionnés par la complexité de l’enseignement. Au préalable, l’un des dirigeants de l’école, M. Pidoux, leur a donné quelques «tuyaux» sur la manière de se présenter à un patron.

Un élément déterminant à l’heure d’obtenir un contrat d’apprentissage. Il a dit à quel point l’application et le sérieux lors d’un stage dans une entreprise peuvent être un facteur déterminant. De la même manière, il les a aussi encouragés à travailler encore sérieusement à l’école, car le carnet scolaire, notamment en mathématiques, a son importance à l’heure du choix.

Du boulot dans l’horlogerie

L’après-midi, ils ont passé du gros œuvre à la micro-mécanique. L’horlogerie nécessite une précision toute particulière. A l’école technique du Sentier, la plupart des apprentis viennent essentiellement du canton de Vaud et pas seulement de la Vallée ou de la France voisine comme on pourrait le croire. Ils ont apprécié la finesse d’un travail qui passe par la loupe ou par des ordinateurs et bien entendu par des machines très sophistiquées pour l’usinage des petites pièces nécessaires à la fabrication des montres. Ils ont pu voir à l’œuvre des horlogers, des bijoutières, des dessinateurs comme des micromécaniciens.

A l’interview, plusieurs apprentis ont révélé qu’ils n’avaient pas forcément songé pratiquer l’un de ces métiers, mais que le stage d’abord puis la pratique les ont convaincus d’avoir fait le bon choix. Surtout dans un domaine où il y a de l’emploi. On notera que l’école, dirigée par M. Bachelard, offre aussi des possibilités aux jeunes en difficultés scolaires qui peuvent obtenir une attestation de formation professionnelle (AFP) en deux ans alors que les autres apprentissages exigent 3 ou 4 ans de pratique.

Pas se décourager

Quelques jours plus tôt, leurs parents ont été informés sur le choix des métiers et la possibilité de recourir aux services de l’insertion professionnelle de la commune d’Orbe qui peut les accompagner dans la recherche de ce premier emploi ou d’un stage. Il a été précisé qu’il faut être persistant dans la démarche car les refus sont nombreux. Ne jamais se décourager est le maître mot dans les circonstances actuelles où les jeunes de VSO doivent apporter davantage la preuve de leur volonté de réussir pour décrocher la place d’apprentissage. Un long chemin les attend, mais rien ne dit que ces jeunes gens ne parviennent pas à atteindre leur but.

Leur intérêt pour une profession et leur motivation permettent souvent de renverser la tendance pour ces ados qui ne réalisent pas toujours qu’ils sont à quelques mois de leur entrée dans la vie professionnelle.

Photo Pierre Mercier