Guignard Desserts: on ferme ou presque !

Depuis quelques jours, la rumeur est devenue réalité. Les employés du site d’Orbe de l’ancienne enseigne Guignard Desserts ont reçu leur lettre de congé au milieu de ce mois de juin. Selon les renseignements obtenus, la boulangerie-pâtisserie fermera vraisemblablement ses portes le 15 juillet pour les vacances pour ne pas rouvrir. A moins qu’un éventuel repreneur, qui visitera les lieux à la fin de ce mois de juin, ne prenne la décision d’exploiter le commerce.

2 millions perdus

Les quatre personnes qui avaient été sensibilisées par les mésaventures de l’ancien propriétaire constatent que l’exploitation du commerce est devenue délicate, voire impossible. Près de deux millions de francs ont été investis et ils craignent que cet argent ne soit perdu. En tous les cas, le quatuor n’a plus les ressources pour maintenir l’entreprise en vie et le paiement des nombreux salaires. En plus, les locaux ne répondent plus aux normes de salubrité et il serait nécessaire de faire des gros travaux pour rendre l’entreprise exploitable. A cela s’ajoutent des découvertes «particulières » dans les comptes de la feue Société Guignard Desserts (en faillite), que ces différentes personnalités voulaient sauver de par son renom. Malheureusement, en date du 4 décembre dernier, il a fallu se séparer de Philippe Guignard et de deux de ses collaborateurs proches. Ce qui a eu comme incidence de réduire singulièrement la fréquentation du magasin devant l’absence d’un vrai patron-artisan, comme le personnel nous l’a indiqué dernièrement.

Emplois perdus et saga pas terminée

C’est un peu la mort dans l’âme qu’ils ont pris cette décision même si un espoir ténu demeure. En tous les cas, l’office cantonal du chômage a été averti de ce licenciement massif pour l’enseigne urbigène avec l’espoir de pouvoir permettre au personnel de retrouver de l’emploi dans la région. L’Omnibus ne peut guère en dire plus pour l’instant, étant donné que des questions juridiques entrent en ligne de compte. On peut toutefois déplorer la disparition de cette enseigne à la Grand-Rue qui avait porté loin à la ronde le nom d’Orbe. Toutefois, la saga n’est pas encore définitivement close puisque l’ancien pâtissier-confiseur se mettra au service d’une nouvelle Société dans le courant de l’été, un peu plus loin dans la rue.