France Terrier et Félicien Monnier.

Musée: l’exemple d’Yverdon

France Terrier et Félicien Monnier.

France Terrier et Félicien Monnier.

A son arrivée en 1992, elle a pu répertorier toutes les collections aussi variées que nombreuses dont regorgeait le musée. En effet, depuis sa création en 1764 par Elie Bertrand, passionné de géologie, le site n’a pas cessé de s’agrandir et de s’enrichir grâce aux nombreux dons de particuliers. Il a notamment reçu en 1896 le trousseau funéraire complet de Nes-Shou qui est arrivé en grande pompe à Yverdon, à la suite d’un don de l’état égyptien à un citoyen de la ville (M. Simon) en remerciement pour tous ses services rendus à ce pays.

Créer des réseaux

La Société du Musée d’Yverdon se crée en 1904 et ce n’est qu’en 1952 que l’Etat de Vaud la reconnaît officiellement. Le musée cantonal, submergé par un trop plein de matériel divers, se voit un peu dans l’obligation de laisser à chaque musée le soin de gérer les découvertes en définissant des périodes et des périmètres. Dès 1998, de grandes décisions s’imposent quant à la professionnalisation, au développement autonome, à la recherche de financement et à la dénomination et spécificité du musée.

Depuis 2005, une discussion avec l’Etat de Vaud, est engagée afin de renouveler la reconnaissance, qui serait un atout comme label de qualité et de crédibilité dans la recherche de fonds. En conclusion, Madame Terrier a rappelé l’importance de créer des réseaux, que ce soit avec de grandes institutions comme l’Etat de Vaud ou avec la ville, avec les universités et même avec des privés. En vingt ans, elle a fait preuve de patience, de ténacité, de créativité et de persuasion, notamment avec la Municipalité, afin que le public s’intéresse à sa propre histoire.

Des pistes à explorer

La soirée s’est terminée autour du verre de l’amitié où les questions et les discussions allaient bon train. Les Amis de Pro Urba ont ainsi eu une note d’espoir afin de faire revivre leur musée en mettant en valeur toutes les richesses de leur région.

Photo Mary Lucchino